Coups de poing, griffures, morsures, insultes, menaces, etc. La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS) et les syndicats des trois centres de services scolaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean lancent un véritable cri du cœur devant un niveau de violence qui ne cesse de croître dans les écoles.
Il s’agit d’un quatrième sondage mené par la FPSS face à cet enjeu, et ce, dans l’espoir de faire changer les choses. On y va d’un message au prochain ministre de l’Éducation: il y a une «obligation d’agir», insiste le président de la Fédération, Éric Pronovost.
«De se faire cracher dessus, de se faire mordre, de se faire lancer des objets, non ce n’est pas normal», a-t-il lancé lundi. «Il faut que ça arrête et il faut agir maintenant.»
«Ce n’est pas exagéré. Ce sont des situations qu’on nous rapporte et qu’on vit dans nos écoles au quotidien», a renchéri Isabelle Blanchette, présidente par intérim du Syndicat régional des employés de soutien des Rives-du-Saguenay.

Les données recueillies par les centres de services scolaires de la région sont frappantes. Au Centre de services scolaire (CSS) des Rives-du-Saguenay, les gestes de violence déclarés ont augmenté de 1730% entre 2018 et 2024.
Les CSS de la Jonquière et du Pays-des-Bleuets ont enregistré des hausses respectives de 179% et de 600%.
Dans la majorité des cas déclarés, les élèves sont identifiés comme les principaux auteurs de ces gestes.
«Les gens ne sont plus capables sur le terrain. Ils trouvent ça lourd, difficile, et quittent. Ils vont faire tout simplement autre chose», a déploré M. Pronovost, qui encourage le personnel à déclarer tout acte de violence afin que le ministère de l’Éducation prenne possession du dossier.
Sarah Allard, présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire de Jonquière, montre du doigt le manque de ressources sur le terrain, ce qui expliquerait cette hausse de violence.
«On a plus d’élèves qui ont des besoins particuliers. Ça prend des ressources pour ces élèves.»
À voir dans la vidéo.

