Le déluge du Saguenay, 30 ans après

Déluge du Saguenay: le drame est derrière nous, la vigilance reste

«Ça serait surprenant qu’un événement comme le déluge du Saguenay se reproduise.»

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Déluge du Saguenay: le drame est derrière nous, la vigilance reste Il y a 30 ans, le déluge du Saguenay a bouleversé non seulement les Saguenéens — et tout le Québec —, mais aussi le paysage de ce coin de la province. Si la crainte demeure dans l’esprit de certaines personnes et que le risque zéro n’existe pas réellement, il semble que ce drame soit derrière nous.

Il y a 30 ans, le déluge du Saguenay a bouleversé non seulement les Saguenéens — et tout le Québec —, mais aussi le paysage de ce coin de la province. Si la crainte demeure dans l’esprit de certaines personnes et que le risque zéro n’existe pas réellement, il semble que ce drame soit derrière nous.

«Ça serait surprenant qu’un événement comme le déluge du Saguenay se reproduise», a partagé à Noovo Info Maxime Boivin, professeur en géographie et hydrogéomorphologie.

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En juillet 1996, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été frappée par des pluies diluviennes. «C’était un gros système dépressionnaire qui s’était ancré au-dessus du parc des Laurentides», se souvient Jimmy Desbiens, de Météo Chicoutimi.

Ces pluies — on parle de 260 mm d’eau en 72 heures — ont provoqué la rupture de digues et de barrages. Les torrents ont détruit des quartiers entiers, entraîné l’évacuation de milliers de personnes et causé des milliards de dollars de dommages. La catastrophe a coûté la vie à dix personnes.

(Archive) Entre le 19 et le 21  juillet 1996, le Saguenay a été  frappé par un déluge. La maison blanche, qui avait résisté aux flots, est devenue le symbole de ce tragique événement.
Déluge Saguenay (Archive) Entre le 19 et le 21 juillet 1996, le Saguenay a été frappé par un déluge. La maison blanche, qui avait résisté aux flots, est devenue le symbole de ce tragique événement. (JACQUES BOISSINOT/La Presse canadienne)

«Le son était tellement envahissant, étourdissant. Il était palpable, on touchait au son», s’est remémoré François Fortin, résident de Grande-Baie au moment du déluge.

Les choses ont changées

Il faut savoir que beaucoup de choses ont évolué depuis la catastrophe, en commençant par la gestion des barrages et celle des mesures d’urgence.

«Ça a énormément changé notre façon de voir les mesures d’urgence et de les planifier. Chaque institution publique, chaque organisation, chaque entreprise a maintenant ses plans de mesures d’urgence, on est vraiment mieux préparés», a souligné Marie-Karlynn Laflamme, députée de Chicoutimi.

Après le déluge, une politique nationale sur l’eau a vu le jour au Québec. Le gouvernement a aussi mis sur pied la Commission Nicolet, qui avait pour objectif d’analyser la gestion des barrages.