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Un journal illégal à Québec? Un élu de Bruno Marchand dans l’eau chaude

Le journal qu’il a fondé pourrait écoper d’une lourde amende.

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Un journal illégal à Québec? Un élu de Bruno Marchand dans l’eau chaude Le conseiller de la Pointe-de-Sainte-Foy et membre de l’équipe du maire Bruno Marchand, Jean-Luc Lavoie, pourrait écoper d’une lourde amende. Le Journal de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge–Saint-Sacrement et Saint-Augustin-de-Desmaures – dont il est le fondateur – paraît illégalement depuis novembre dernier.

Le conseiller de la Pointe-de-Sainte-Foy et membre de l’équipe du maire Bruno Marchand, Jean-Luc Lavoie, est dans l’eau chaude. Le Journal de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge–Saint-Sacrement et Saint-Augustin-de-Desmaures – dont il est le fondateur – paraît illégalement depuis novembre dernier et pourrait écoper d’une lourde amende.

C’est le Registraire des entreprises qui a constaté n’avoir jamais reçu un document nommé Déclaration initiale. On a donc envoyé une lettre au journal de quartier, lui demandant ledit document d’ici 30 jours. Le tout n’a pas été fait.

Un avis de non-conformité a donc été transmis au journal à la mi-septembre, avec instruction de fournir le document dans les 60 jours sous peine de sanction. On prévient aussi que des poursuites pénales pourraient être intentées et que la loi prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 20 000 $.

Or, aucun document n’a été reçu. C’est en novembre que le journal a été radié d’office et légalement dissous. Il n’avait donc plus le droit d’exercer ses activités.

Or, Jean-Luc Lavoie a quitté son poste d’éditeur après avoir été élu conseiller du maire Marchand dans le district de la Pointe-de-Sainte-Foy le 2 novembre. Pendant ce temps, le journal a continué d’être publié en ligne et sur papier et continue également à facturer des milliers de dollars aux annonceurs en espace publicitaire.

Interrogé par rapport à cette saga, Jean-Luc Lavoie jure n’avoir rien vu et blâme son successeur, Yvon Giroux. Il jure avoir été mis au courant de la situation, lundi matin.

«Lorsque j’étais éditeur, je n’ai pas reçu ces communications du Registraire des entreprises», a-t-il affirmé au micro de Noovo Info. «Il n’y a pas de prise de contact outre une communication à une adresse qui n’était pas celle du journal. Les communications n’ont pas été reçues.»

Élu Québec (Noovo Info)

De son côté, M. Giroux a refusé la demande d’entrevue de Noovo Info, mais a déclaré n’avoir rien reçu de la part du Registraire des entreprises avant le mois de novembre.

«On va régler ça cette semaine, je suis là-dessus. On m’a dit qu’on n’était pas vraiment radié, juste suspendus. C’est de la régie interne, il n’y a pas de quoi faire une grosse affaire, on n’est pas des bandits», s’est défendu l’éditeur du journal de quartier.

En date du 5 juin, le Registraire des entreprises n’avait toutefois aucune trace d’une quelconque démarche du journal pour régulariser sa situation.

À voir dans la vidéo.