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Des Airbnb illégaux de plus en plus populaires dans ce quartier de Québec

Un organisme montre le phénomène du doigt.

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Des Airbnb illégaux de plus en plus populaires dans ce quartier de Québec Le quartier Saint-Sauveur, à Québec, figure parmi les dix endroits au Canada où les réservations ont le plus augmenté sur la plateforme Airbnb par rapport à l’an dernier, et ce, bien que l’hébergement touristique commercial y soit interdit.

Le quartier Saint-Sauveur, à Québec, figure parmi les dix endroits au Canada où les réservations ont le plus augmenté sur la plateforme Airbnb par rapport à l’an dernier, et ce, bien que l’hébergement touristique commercial y soit interdit.

Dans Saint-Sauveur, il y a toutefois une exception: les Airbnb sont autorisés dans un petit quadrilatère bien précis situé au coin des boulevards Langelier et Charest.

Cela n’a pas semblé empêcher le maire Bruno Marchand de se réjouir de cet engouement dans Saint-Sauveur.

«Saint-Sauveur, ça se passe. Cet été, le quartier est l’une des destinations les plus tendance au pays sur Airbnb», a-t-il écrit sur Instagram.

Bruno Marchand maire (Instagram | Bruno Marchand)

La publication semble toutefois avoir été supprimée depuis.

De son côté, l’organisme Le Bail dénonce ce phénomène qu’il qualifie de préoccupant.

«Ce sont des logements entiers qui sont retirés du marché locatif. Pour les locataires, ça fait que l’accès au logement est de plus en plus difficile», a lancé l’intervenante Sophie Loiselle.

Pendant ce temps, deux autres quartiers de la ville de Québec ont gagné en popularité sur Airbnb: Saint-Jean-Baptiste et Saint-Roch.

L’entreprise n’est toutefois pas en mesure de chiffrer exactement cette hausse, mais en ce moment, selon la plateforme Inside Airbnb, il y avait 461 annonces pour de la location courte durée dans le quartier Saint-Roch, 98 dans le quartier Saint-Sauveur et 89 dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

Interrogé sur le sujet, le gestionnaire des politiques publiques chez Airbnb, Louis-Martin Leclerc, soutient que moins de 1% des Airbnb de Québec pourraient revenir dans le marché locatif.

La hausse de location Airbnb serait également liée uniquement à l’augmentation du nombre de personnes qui mettent un logement situé dans leur résidence principale en location.

«Le coût de la vie augmente et les gens utilisent notre plateforme pour afficher leur maison quand ils partent trois semaines en vacances. Ils veulent enregistrer des revenus via la location à court terme», explique M. Leclerc.

Selon Airbnb, les voyageurs louent dans des quartiers comme Saint-Roch, car ils cherchent des hébergements moins chers et plus authentiques.

«Ils veulent manger comme des locaux, vivre comme des locaux et ça passe par des quartiers un peu moins touristiques», a conclu M. Leclerc.

Pour les hôteliers, la hausse des Airbnb n’est pas un enjeu, tant qu’il y a une égalité réglementaire et fiscale, que les touristes sont bien accueillis et que la hausse d’Airbnb ne freine pas l’achalandage dans les hôtels de ces secteurs.

À voir dans la vidéo.