Mauricie

«Une révolution»: le CIUSSS MCQ se veut rassurant sur le Dossier santé numérique

«C’est une opportunité pour l’ensemble du Québec.»

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«Une révolution»: le CIUSSS MCQ se veut rassurant sur le Dossier santé numérique

L’inquiétude est palpable dans le milieu de la santé au Québec en raison du déploiement prochain du Dossier santé numérique (DSN). En Mauricie et au Centre-du-Québec, le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) - qui participe au projet pilote de DSN - a voulu être rassurant en publiant une lettre ouverte expliquant l’importance de ce virage informatique.

«C’est normal d’avoir des craintes face à une transformation aussi importante dans notre façon de fonctionner», a fait savoir le Dr Vincent Fournier-Cloutier, coprésident du conseil des médecins au CIUSSS MCQ.

«Comme toute transformation, celle-ci s’accompagnera d’une courbe d’apprentissage, mais notre engagement envers des soins sécuritaires et de qualité reste inchangé.»

—  Extrait de la lettre ouverte du CIUSSS MCA portant sur le déploiement du Dossier santé numérique

Selon le Dr Martin Rajotte, coprésident du conseil médecins, dentistes, pharmaciens et sages-femmes du CIUSSS MCQ, près de 80% des médecins de ce réseau ont été formés à l’utilisation du DSN.

Le Dr Vincent Fournier-Cloutier estime que si beaucoup de commentaires négatifs ont été partagés sur les réseaux sociaux et dans les médias concernant le Dossier santé numérique, le pouls est différent sur le terrain, là où les projets pilotes ont lieu.

«On a des équipes qui sont motivées et emballées par la venue d’une transformation numérique qui sera une plus-value pour les patients», a-t-il expliqué.

Le DSN doit permettre de numériser les dossiers des patients du réseau de la santé afin d’uniformiser les pratiques à travers les régions du Québec, regrouper les informations et éviter les erreurs médicales.

Les projets pilotes sont menés en Mauricie et au Centre-du-Québec ainsi qu’au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

Les critiques envers le Dossier santé numérique touchent notamment le fait que le système soit américain, donc non adapté à la langue française, un manque de formation pour certains employés et un risque pour les données québécoises.

Si certains critiquent la façon dont est déployé le DSN, d’autres accueillent le changement avec ouverture. C’est le cas du Dr Guillaume Langlois, médecin de famille.

«Tous les changements amènent certaines peurs et problématiques, des fois des levées de boucliers. À date, de ce que j’ai vu, au niveau de l’informatisation du système de santé, on ne voudra jamais revenir en arrière», a-t-il dit.

«C’est une révolution qu’on attend depuis plusieurs années. C’est une opportunité pour l’ensemble du Québec», a renchéri le Dr Martin Rajotte.

Le prix du Dossier santé numérique est estimé à un peu moins de 500M$. Ce montant pourrait grimper à 3 milliards si jamais le projet devait être déployé à l’échelle du Québec.