Mauricie

Coupures chez Duchesne et fils: un sursis demandé par les différents paliers de gouvernement

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Coupures chez Duchesne et fils : un sursis demandé par les différents paliers de gouvernement MAUNI-FERMETUREUSINELUNDI

Afin de tenter d’éviter la fermeture de l’entreprise manufacturière Duchesne et fils, établie à Yamachiche, les différents paliers de gouvernement se sont mobilisés lundi pour demander un sursis à ses créanciers.

Le maire de Yamachiche, Steeve Boulanger, le préfet de la MRC de Maskinongé, Réjean Carle, ainsi que les députés provincial et fédéral Simon Allaire et Yves Perron ont tour à tour souligné l’importance vitale de cette entreprise presque centenaire pour l’économie régionale et demandent plus de temps à la Cour supérieure et aux créanciers pour arriver à un plan de relance satisfaisant.

«Minimum au moins 30 jours pour donner la chance aux investisseurs et ceux qui ont fait des offres de revenir avec un plan B», ajoute Steeve Boulanger.

Bien qu’aucun nouvel investisseur ne se soit manifesté officiellement, les élus demeurent convaincus qu’un délai de 30 jours permettrait de renverser la vapeur.

Une situation précaire

Pour rappel, l’entreprise faisait face à d’importants enjeux financiers connus depuis le début de l’année et s’était même placée sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies en janvier dernier.

La mise à pied de 90 de ses 140 employés avait également été annoncée à la mi-avril.

Plusieurs plans de relance avaient été proposés aux deux créanciers, à la Banque de développement du Canada et à la Banque Royale du Canada, afin de sauver l’entreprise. Ces plans avaient cependant été refusés, jugés insatisfaisants.

L’espoir persiste chez les employés

Du côté des employés de Duchesne et fils, cette mobilisation fait chaud au cœur. Pour Isabelle Ross, l’annonce des mises à pied avait eu l’effet d’une bombe. Malgré tout, cette dernière reste optimiste.

«Moi je garde espoir, même si c’est 0,1% de chance qu’il arrive quelque chose de positif, je reste positive», conclut-elle avec le sourire.

Mais le temps presse, à moins que la Cour supérieure n’accorde le sursis demandé, la décision finale concernant la liquidation des actifs de l’entreprise sera rendue le 24 avril.