Des locataires de Montréal se sont rapidement transformés en sinistrés en raison de la négligence de leur propriétaire, qui n’a effectué aucune rénovation malgré l’état de vétusté de ses immeubles.
Plafonds qui coulent, planchers qui s’affaissent, fissures dans les murs, portes désuètes, famille de ratons laveurs au plafond, maisons croches, etc. Les locataires résidant sur la rue Notre-Dame Est ont partagé leur situation choquante à Noovo Info.

Et quelques jours après le passage de la journaliste Véronique Dubé, les pompiers de Montréal ont décidé d’évacuer deux des immeubles appartenant au même propriétaire en raison des problèmes de structure.
Un avis de démolition a d’ailleurs été émis par la Ville de Montréal pour la maison où vivait Nathalie Vaillancourt.
La résidente devait mettre du ruban adhésif pendant l’hiver en raison de sa porte d’entrée défectueuse, devait vivre avec une famille de ratons laveurs dans son plafond et plusieurs bris de structure.
«À tous les mois, ça s’affaisse de deux pouces», avait-elle confié à Noovo Info.
Dans l’immeuble voisin, Mario Fournier a dû faire un escalier et une chambre de bain par lui-même. Il est également privé d’électricité, à l’instar de certains locataires.
La propriétaire doit désormais sécuriser l’immeuble où il se trouvait.
De son côté, Dave Pettigrew déplore que des écureuils ont rongé sa boîte électrique.
«Le breaker saute tellement souvent qu’il a fini par brûler», a-t-il laissé tomber.
Où se trouve la propriétaire?
Noovo Info a tenté de joindre l’entreprise propriétaire de ces immeubles, mais cela a été impossible. Amanda Wells, la vice-présidente de l’entreprise basée dans l’État de New York, semble introuvable.
Or, il a été possible de rencontrer Geneviève Pelletier, qui dit représenter l’entreprise.
Interrogée par Noovo Info, elle dit que des plans sont présentement en cours afin de construire une résidence privée pour aînés. Pendant la discussion, la dame a toutefois tenté d’arracher le cellulaire des mains de la journaliste Véronique Dubé.
Les autorités n’ont jamais été en mesure de rencontrer les vrais propriétaires.
Pendant ce temps, les sinistrés ont bénéficié d’un séjour de trois jours grâce à la Croix-Rouge. L’Office municipal d’habitation de Montréal les a ensuite pris en main. Ils pourront passer deux mois dans un ancien hôtel qui sert désormais de résidence étudiante.
M. Fournier dénonce la situation. À ses yeux, il est anormal que ce soit lui qui vive une telle chose pendant que la propriétaire «ne fait rien».
«Elle ne rénove pas et après c’est nous qui subissons. Madame reste chez elle et tout va bien. Je suis brûlé, je n’ai plus de gaz. Je ne veux plus continuer, je vais craquer. Je suis fatigué.»
— - Mario Fournier, locataire
Mme Vaillancourt et M. Fournier ont finalement été relocalisés dans des HLM. Au moment d’écrire ces lignes, nous n’avons toujours pas eu de réponse de l’entreprise qui s’occupe des immeubles.
À voir dans la vidéo.

