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Commission de 30%: les plateformes de réservation d’hébergement sont-elles trop gourmandes?

Il s’agit de la majorité des hôteliers du Québec qui sont présents sur les grandes plateformes de réservation en ligne, soit 84%.

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Commission de 30%: les plateformes de réservation d’hébergement sont-elles trop gourmandes? À la veille des vacances de la construction, les réservations explosent sur Expedia, Booking.com et d’autres plateformes d’hébergement. Mais si elles facilitent la vie des voyageurs, elles sont loin de faire l’unanimité chez les hôteliers.

À la veille des vacances de la construction, les réservations explosent sur Expedia, Booking.com et d’autres plateformes d’hébergement. Mais si elles facilitent la vie des voyageurs, elles sont loin de faire l’unanimité chez les hôteliers.

Plusieurs établissements dénoncent les revers de ces géants de la réservation en ligne. Coûts exorbitants, nombreuses contraintes et relation avec la clientèle plus difficile sont le prix à payer pour être visible sur ces plateformes.

Selon l’Association Hôtellerie du Québec (AHQ) la commission peut varier entre 15% et 30% selon le site utilisé.

La propriétaire de l’auberge La Belle Victorienne à Magog, Nathalie Daviault, explique avoir payé plus de 100 000$ en commission en quelques années seulement.

Elle ajoute que les conditions d’admission sont inéquitables. «C’est une énorme dépense pour nous et si la plateforme offre une promotion de 10%, par exemple, c’est nous qui la payons. Alors il ne reste pas beaucoup de profit.»

En plus des commissions qui enlèvent trois dixièmes de la facture, les grandes plateformes de réservation imposent généralement une clause de parité tarifaire qui empêche les hôteliers d’offrir un tarif plus avantageux sur leur propre site web. Selon L’AHQ, les hôteliers sont dans l’obligation de respecter les conditions d’admission sinon ils en payent le prix.

En effet, un hôtel qui décide d’offrir un meilleur prix sur son propre site risque d’être pénalisé par les plateformes. Ces dernières peuvent le reléguer au bas des résultats de recherche ou réduire sa visibilité. «On n’a pas la liberté de faire ce qu’on veut avec nos tarifs», explique le président de l’Association Hôtellerie du Québec, Marc-André Dandeneau.

Il s’agit de la majorité des hôteliers du Québec qui sont présents sur les grandes plateformes de réservation en ligne, soit 84%.

Pour la plupart, c’est un mal nécessaire. «C’est de la publicité qu’on ne pourrait pas payer», explique madame Daviault. Elle ajoute que toutes les réservations effectuées sur les grandes plateformes représentent près de 60% de son chiffre d’affaires.

Un projet de loi visant à interdire ce type de clause a été déposé en mai à l’Assemblée nationale du Québec. Son adoption dépend toutefois de l’issue des prochaines élections provinciales.