Des citoyens de Bécancour, au Centre-du-Québec, demandent à leurs élus de faire une plus grande place aux amateurs de vanlife.
Une pétition a été récemment lancée pour réagir à un projet pilote de Bécancour qui interdisait, pour un an, la présence de vanlifes dans le stationnement du bureau touristique, situé tout près de l’autoroute 55 et du pont Laviolette.
«Ce qu’on voudrait voir sur les pancartes, c’est “Bienvenue à Bécancour” et “Halte-repos” et instaurer le tout pour une nuitée seulement», a partagé à Noovo Info Donald Lanteigne, initiateur de la pétition.
La pétition a récolté une cinquantaine de signatures à ce jour, incluant des résidents, des commerçants et des voyageurs.
La municipalité de Bécancour ne possède pas actuellement de réglementation officielle pour encadrer la présence de petits véhicules récréatifs et nomades sur son territoire, mais compte tenir une consultation publique le 8 décembre prochain afin de d’échanger sur la question.
«L’idée, c’est de bien les encadrer», a souligné le maire de Bécancour, Pascal Blondin. Le maire a par ailleurs noté qu’il a déjà été approché par des propriétaires de camping situés non loin du bureau touristique qui reprochaient à la municipalité de leur faire une concurrence déloyale.
S’adapter à la demande?
Marye-Eve Laquerre, administratrice à l’Association Vanlife Québec, croit que les municipalités auraient tout intérêt à prévoir des lieux pour les amateurs de vanlife.
«Ça nous bloque un endroit sécuritaire où passer la nuit, dernière minute, quand nous sommes sur la route et qu’on ne pensait pas s’arrêter, mais qu’on doit le faire», a-t-elle souligné.
Donald Lanteigne croit aussi que les municipalités doivent s’adapter à ce style de vie. «Camper c’est une chose. Aujourd’hui, la majorité des gens qui voyagent sont dans des machines autonomes, on a juste besoin de places pour arrêter», a-t-il expliqué.

