Le meurtrier qui s’était inscrit en droit à l’Université McGill durant sa semi-liberté est de nouveau en détention alors que les autorités mènent une évaluation approfondie de la situation.
Le cas de Jeffrey George Ewert avait soulevé un tollé. Le délinquant avait été condamné en 1984 pour l’agression sexuelle et le meurtre d’une femme. Quelques semaines plus tard, il a violemment agressé une adolescente de 15 ans, la laissant paralysée à vie.
Aujourd’hui, il avait réussi à devenir étudiant en droit à l’Université McGill. Or, son régime de semi-liberté dont il bénéficiait lui a été révoqué par le Service correctionnel du Canada (SCC).
Une décision saluée par les étudiants et les étudiantes, qui poussent un soupir de soulagement.
«Je me sens vraiment rassurée qu’il est derrière les barreaux», a confié une étudiante.
«Je trouve ça préoccupant parce que les étudiants allaient à l’école avec quelqu’un qui a commis des choses horribles», a renchéri une autre étudiante au micro de Noovo Info.
Amy Haysom, une amie de Jeffrey George Ewert, mentionne que ce dernier a commis des crimes «horribles», mais que ce dernier a fait beaucoup de réhabilitation pendant 40 ans.
«C’est un homme avec beaucoup de remords. On peut apprendre de lui», a-t-elle lancé.
Puisqu’il s’agit d’un dossier actif, le SCC ne peut révéler les circonstances entourant cette décision, mais on indique par courriel que le SCC peut suspendre la mise en liberté sous condition d’un délinquant lorsqu’il existe des motifs de croire que celui-ci a contrevenu à une condition ou qu’il présente un risque pour la collectivité.
Celui qui étudiait en droit s’était vu accorder une libération conditionnelle de jour en l’année dernière. Jeffrey George Ewert avait commencé des cours à McGill cet automne, mais a été exclu du campus lorsque son passé a refait surface.
Une quarantaine d’étudiants avaient signé une lettre soulignant que l’homme aurait fait preuve de comportements inappropriés. Il aurait eu des contacts physiques inappropriés avec plusieurs étudiantes, dont plusieurs étaient mineures lors d’événements impliquant de l’alcool.
L’avocat en droit carcéral Me Pierre Tabah explique que la suspension de la liberté n’a rien à voir avec les plaintes qui auraient pu être déposées à McGill.
De son côté, l’Université McGill indique que la vérification des antécédents judiciaires ne fait généralement pas partie des processus d’admission. L’université clame qu’elle agirait rapidement si des informations préoccupantes concernant le passé d’un étudiant ou son comportement sur le campus venaient à être portées à sa connaissance.
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