Les prix de l’essence pourraient continuer à grimper au cours des prochaines semaines, malgré l’engagement pris par les pays du G7 de mettre sur le marché des millions de barils de pétrole et de produits pétroliers.
«À cette période de l’année, on observe généralement que le prix de l’essence passe sous son niveau estival», a indiqué Dan McTeague, président du groupe de défense Canadians for Affordable Energy, à l’émission Your Morning de CTV lundi.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Non seulement en raison du passage de l’essence d’été à l’essence d’hiver, mais aussi parce que la demande d’essence a tendance à baisser. Ce n’est pas le cas cette fois-ci», a-t-il prévenu.
M. McTeague prévoit que les prix de l’essence pourraient continuer d’augmenter de 10 cents le litre d’ici la Fête de l’Action de grâce, le 12 octobre, avant de grimper de 10 à 15 cents le litre d’ici la troisième semaine d’octobre.
«Nous n’avons jamais connu une telle pénurie ni une telle inquiétude face au décalage et à l’incapacité de répondre à la demande mondiale», a-t-il expliqué. «C’est l’une des raisons pour lesquelles je pense que les prix ont tendance à s’orienter vers des niveaux bien plus élevés que ceux que nous observons aujourd’hui.»
Alors que les conflits au Moyen-Orient et entre l’Ukraine et la Russie contribuent à la flambée des prix des carburants à l’échelle mondiale, les pays du G7 ont annoncé vendredi qu’ils libéreraient 100 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers au cours des prochaines semaines à partir de leurs réserves d’urgence. Les pays du G7 sont le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis, auxquels s’ajoute une représentation de l’Union européenne.
M. McTeague s’attend à ce que toute baisse des prix à la pompe résultant de la mise sur le marché de ces 100 millions de barils soit de courte durée.
«La consommation totale du G7 – dont les États-Unis représentent plus de la moitié – s’élève à environ 32 millions de barils par jour», a-t-il avancé. «Cela correspond à trois jours. Cela aidera un peu… mais je ne pense pas que cela résoudra le problème à long terme. Les marchés vont reprendre leur tendance à la hausse pour le diesel et, dans une moindre mesure, pour l’essence.»
Avec des informations de l’Associated Press
