Prix de l'essence

Le pétrole s’envole avec la crainte d’une suspension des négociations entre les États-Unis et l’Iran

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Une station-service située au nord de Newcastle, en Ontario, affiche le prix du litre d'essence alors qu'un client termine de faire le plein, le mercredi 1er avril 2025. LA PRESSE CANADIENNE Une station-service située au nord de Newcastle, en Ontario, affiche le prix du litre d'essence alors qu'un client termine de faire le plein, le mercredi 1er avril 2025. LA PRESSE CANADIENNE (Doug Ives)

Les cours du pétrole s’envolent lundi, dopés par le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran, un média iranien affirmant que les négociations pour mettre fin au conflit ont été suspendues par Téhéran.

L’Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les États unis pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban où l’armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran.

Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, Téhéran a suspendu les négociations avec Washington à cause des «crimes» qu’Israël «continue à commettre» au Liban.

Pour le marché pétrolier qui avait l’espoir d’un accord imminent entre Téhéran et Washington en fin de semaine dernière, la perspective d’une résolution rapide semble s’éloigner, et avec elle celle d’un retour à la normale des exportations d’hydrocarbures du Golfe par le détroit d’Ormuz.

Lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, bondissait de 6,60% à 97,13$.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 7,62% à 94,02$.

L’Iran et les États-Unis ont établi un cadre d’accord, en attente de validation par Trump Les États-Unis et l’Iran ont établi un cadre d’accord en vue de mettre fin au conflit au Moyen-Orient, entrée dans son quatrième mois, mais qui n’a pas encore été validé par Donald Trump.

«Le risque d’une rupture (dans les négociations) est réel», estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En plus du Liban, la question du nucléaire ne semble pas être réglée. Donald Trump a insisté dimanche, sur Truth Social, sur le fait que le projet d’accord «stipule très clairement que l’Iran n’aura pas d’arme nucléaire», et ce «en des termes très fermes».

De son côté, l’Iran a réitéré lundi que son programme nucléaire ne figurait pas, à ce stade, au menu des discussions.

Après des attaques réciproques entre les États-Unis et l’Iran ce week-end, les hostilités semblent aussi se poursuivre lundi.

La défense antiaérienne koweïtienne a intercepté des missiles et des drones «hostiles», a annoncé lundi l’armée, Washington déclarant pour sa part avoir abattu deux missiles iraniens visant les forces américaines dans le pays du Golfe.

Le marché pétrolier pourrait entrer dans une «zone rouge», avec une pénurie d’offre en «juillet ou en août», en l’absence d’issue durable au conflit au Moyen-Orient, avait alerté le 21 mai le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol.