Le diesel américain a battu un nouveau record au-delà des 6 dollars le gallon vendredi aux États-Unis, poussé par le conflit au Moyen-Orient, la hausse des cours du pétrole brut et les attaques de raffineries russes par l’Ukraine.
Le gallon (3,78 litres), s’affichait en moyenne à 6,06$, dépassant pour la première fois ce seuil symbolique, selon l’Association automobile américaine (AAA).
Cette hausse des prix est très impopulaire aux États-Unis et pourrait jouer sur les élections législatives américaines de mi-mandat début novembre.
Donald Trump accuse d’ailleurs l’Iran d’essayer «désespérément de peser sur l’élection» en faisant monter les prix du pétrole.
«Les raffineries au Moyen-Orient ont une production réduite» à cause du conflit qui restreint fortement les exportations des pays du Golfe et qui a endommagé certaines installations pétrolières, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Il souligne aussi les «problèmes d’exportation en Russie», un important producteur.
Face aux attaques répétées de l’Ukraine sur ses infrastructures pétrolières, Moscou a prolongé un moratoire décidé fin juillet sur les exportations russes de diesel.
L’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a prévenu que la situation sur les produits raffinés risquait de ne pas s’améliorer dans les prochains mois, avec des stocks de diesel à «un niveau bas» et des prix qui resteront «à un niveau élevé».
