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Un vol d’Air France redirigé vers Montréal en raison des restrictions américaines liées à l’Ebola

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Des avions d'Air France sont stationnés sur le tarmac de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, à Roissy, près de Paris, le 17 mai 2019. Photo AP Des avions d'Air France sont stationnés sur le tarmac de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, à Roissy, près de Paris, le 17 mai 2019. Photo AP (Christophe Ena)

Un vol d’Air France à destination des États-Unis a été dérouté vers Montréal en raison des restrictions imposées par les autorités américaines liées à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.

Le site de suivi de vols FlightAware indique que l’avion effectuait la liaison Paris-Détroit lorsqu’il a atterri mercredi à l’aéroport international Montréal-Trudeau.

Air France indique qu’un passager s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis en raison de nouvelles réglementations stipulant que les voyageurs en provenance de certains pays, dont le Congo, ne peuvent entrer que par Washington.

Les responsables de la santé canadiens et américains n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Les responsables sanitaires sont en état d’alerte alors qu’une épidémie mortelle d’un type rare d’Ebola appelé Bundibugyo ravage le Congo et l’Ouganda voisin.

Ebola et hantavirus: le monde vit une époque «dangeureuse», alerte l’OMS L’hantavirus et Ebola ne sont que les dernières crises en date d’une époque «dangereuse et source de divisions», a alerté lundi le chef de l’Organisation mondiale de la santé à l’ouverture de l’assemblée annuelle de l’OMS.

Le ministère de la Santé de l’Ontario indique qu’une personne a subi des tests de dépistage de plusieurs maladies infectieuses, dont le virus Ebola, par mesure de précaution en raison de ses antécédents de voyage.

L’Agence de la santé publique du Canada précise que les échantillons devraient arriver au Laboratoire national de microbiologie jeudi.

L’Organisation mondiale de la santé a signalé près de 600 cas suspects et 139 décès présumés, bien que les responsables estiment que l’ampleur de la propagation soit bien plus importante.

Aaron Sousa

Aaron Sousa

Journaliste