C’est en hommage à Lisette St-Onge, première femme opératrice du métro à Montréal dans les années 80, que le tunnelier a été nommé, a-t-on appris ce mardi.
Comme le veut la tradition, le public a été appelé en mars à nommer l’énorme machine qui creusera le tunnel des futures stations de la ligne bleue.
L’assemblage et les essais techniques étant conclus, le tunnelier a officiellement entamé son parcours sous-terrain vers Anjou. Son impressionnant travail d’excavation s’est entamé au coin des rues Jean-Talon et Pie-IX, à l’endroit où sera érigée la station Vertières.
«Au cours des prochains mois, on pourra voir l’engin traverser le transept des stations intermédiaires, avant de sortir de terre à la future station Anjou (accès ouest) en 2028», précise la Société de Transports de Montréal (STM).
Considérée comme une véritable «usine souterraine», la machine sera la pièce maitresse du gigantesque chantier de la STM. Le tunnelier doit assurer l’excavation du tunnel, l’évacuation des 300 000 mètres cubes de roc et «l’installation des 14 300 voussoirs de béton qui constituent les parois de tunnel.»
Originaire d’Allemagne, le mastodonte d’une dizaine de mètres de diamètre creusera 4,6 kilomètres de tunnel sur un rythme d’environ 10 à 15 mètres par jour. Il devrait terminer son travail et aboutir à la station Anjou en 2028.
Le choix du nom de Lisette St-Onge se veut une célébration de son «parcours de pionnière» et de la «contribution des femmes au développement et à l’exploitation du réseau du métro.»
Nouvelles stations de métro: les femmes et les communautés honorées
Station Vertières
Située à l’intersection de la rue Jean-Talon Est et du boulevard Pie-IX, la station Vertières rappelle la bataille du même nom, survenue en 1803, qui a conduit à l’indépendance d’Haïti. «Ce nom constitue un geste de reconnaissance à l’égard de la communauté haïtienne, qui s’est établi pendant plusieurs années dans le quartier Saint-Michel, un des centres importants de cette communauté à Montréal», explique-t-on.
Station Mary-Two-Axe-Earley
Située à l’intersection de la rue Jean-Talon Est et du boulevard Viau, cette station est nommée en l’honneur de Mary Two-Axe-Earley (1911-1996). Femme mohawk de Kahnawake et figure de proue du militantisme pour les droits des femmes autochtones, elle a mené une lutte, en 1985, visant à faire modifier la Loi sur les Indiens après avoir perdu son statut d’Indienne en épousant un non-Autochtone.
Station Césira-Parisotto
Située à l’intersection de la rue Jean-Talon Est et du boulevard Lacordaire, cette station de métro de Saint-Léonard est nommée en l’honneur de Césira Parisotto (1909-1992), aussi appelée mère Anselme, qui a été une figure marquante de la communauté italienne au Québec. Membre de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Sainte-Marie, elle a fondé plusieurs institutions, dont des écoles et l’hôpital Marie-Clarac.
Station Madeleine-Parent
Située à l’intersection de la rue Jean-Talon Est et du boulevard Langelier, cette station est nommée en l’honneur de Madeleine Parent (1918-2012), une figure emblématique de l’histoire du Québec. Syndicaliste et pionnière du mouvement féministe, Madeleine Parent a consacré sa vie à la justice sociale et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.
Station Anjou
Situé au carrefour des autoroutes Métropolitaine et 25, le nouveau terminus de la ligne bleue du métro de Montréal portera le nom de l’arrondissement d’Anjou, ce qui facilitera l’orientation des usagers et des usagères. Ce toponyme rappelle la province d’Anjou en France, d’où sont originaires plusieurs des fondateurs de Montréal.
Avec des informations de Noovo Info

