Len Corrado, chef de la direction de Flair Airlines, subit de plein fouet la flambée des prix du kérosène, alors qu’il réoriente la compagnie à bas prix loin de la stratégie récente axée sur les voyageurs d’affaires et les États-Unis.
M. Corrado, qui a pris les rênes de la compagnie en février, explique que le kérosène représente généralement près d’un tiers des coûts de Flair — et que le prix de ce carburant a bondi de plus de 110 % par rapport à l’année précédente.
L’ancien président de Sunwing estime que la situation est «difficile à gérer», l’augmentation des tarifs ne parvenant pas à compenser la flambée des coûts.
M. Corrado précise que la compagnie à bas prix établie à Edmonton a étendu sa présence sur le marché national et dans les Caraïbes, tout en réduisant de plus de 50 % le nombre de ses vols entre le Canada et les États-Unis depuis l’année dernière, les Canadiens continuant de bouder les voyages vers les États-Unis.
Ce vétéran du secteur ajoute que Flair se concentre désormais sur les voyages d’agrément et renonce aux projets envisagés en début d’année visant à cibler les voyageurs d’affaires de petites entreprises.
Au début du mois, le gouvernement fédéral a approuvé une aide d’urgence de 76 millions $ en faveur de Flair, faisant de celle-ci la troisième compagnie aérienne, après Air Transat et Porter Airlines, à utiliser le plan de sauvetage d’Ottawa au cours des deux derniers mois, alors que les prix du kérosène grèvent lourdement les finances des transporteurs.

