Le nombre d’agressions signalées dans le métro de Montréal a augmenté de 15% en 2025 par rapport à l’année précédente, selon les données récemment publiées par la police.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indique qu’il y a eu 726 cas d’agression en 2025, contre 631 en 2024 et 652 en 2023. Cette augmentation est due à une hausse des agressions signalées en janvier 2025, pour des raisons qui ne sont pas tout à fait claires, a déclaré mercredi la commandante Angélique Beaudet lors d’une interview.
«Je n’ai pas d’explication très précise pour cette augmentation, si ce n’est qu’elle s’est vraiment concentrée en janvier», a lâché Mme Beaudet, ajoutant que le reste de l’année avait été globalement stable.
Le nombre d’agressions en 2025 a été plus élevé qu’à tout autre moment depuis le début de la pandémie de COVID-19 en 2020, qui a entraîné une baisse importante de la fréquentation des transports en commun. La police indique que les données antérieures à 2020 ont été collectées différemment et ne sont donc pas comparables à celles des années suivantes.
Les responsables des transports en commun ont exprimé leur inquiétude quant au nombre de personnes souffrant de toxicomanie et de troubles mentaux qui utilisent les stations de métro comme refuges non officiels. En juin, la Société de transport de Montréal (STM) a réintroduit une règle interdisant le vagabondage dans les tunnels du métro de la ville. Les responsables ont soutenu à l’époque que cette mesure avait contribué à réduire les agressions contre le personnel et à renforcer le sentiment de sécurité des usagers lorsqu’elle avait été mise en œuvre à titre de projet pilote au début de l’année.
Cependant, Mme Beaudet a fait remarquer qu’il n’y avait pas nécessairement de lien entre l’afflux de personnes marginalisées dans le réseau de métro et la criminalité.
Selon Mme Beaudet, les comportements qui constituent une agression comprennent notamment le fait de cracher, de bousculer, de frapper ou de donner des coups de pied. Elle a souligné que bon nombre de ces incidents impliquaient des personnes qui se connaissaient.
La STM a fait savoir mercredi dans un communiqué qu’elle collaborait avec la police afin de «maintenir un sentiment de sécurité dans nos stations ».
Malgré la hausse du nombre d’agressions signalées, le métro de Montréal restait sûr, selon Mme Beaudet.
«Malheureusement, il y a quelques (agressions) tout au long de l’année... mais elles restent isolées», a-t-elle conclu.
