L’organisme chargé de la gestion des transports en commun dans la région métropolitaine de Montréal affirme que, bien que le budget provincial apporte un certain soulagement, il ne suffit pas à faire face aux pressions financières croissantes qui pèsent sur le réseau.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Dans un communiqué publié mercredi, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a indiqué que depuis la pandémie de COVID-19, les usagers des transports en commun ont commencé à revenir sur le réseau, mais que cette reprise a été inégale selon les régions et les modes de transport.
Parallèlement, les coûts d’exploitation, d’entretien et de maintenance des infrastructures ont continué d’augmenter, exerçant une pression directe sur les finances du réseau, a déclaré l’ARTM.
L’agence a ajouté qu’elle s’efforçait d’être plus efficace afin de maintenir les niveaux de service.
«Au cours des derniers mois, les équipes ont travaillé d’arrache-pied pour accélérer les projets d’optimisation en cours. Chaque décision est prise dans le but de préserver ou d’améliorer le service tout en identifiant des sources de économies récurrentes», a déclaré Benoît Gendron, PDG de l’ARTM.
Les agences de transport ont avancé qu’elles visaient des objectifs d’optimisation de 331,6 millions de dollars entre 2025 et 2028, avec 155,6 millions de dollars d’économies annuelles récurrentes à partir de 2028.
L’ARTM a expliqué qu’elle se félicitait de l’injection de 500 millions de dollars sur les dix prochaines années prévue dans le plan provincial d’infrastructure pour l’entretien des actifs, mais a ajouté que la majeure partie de ces fonds serait versée au cours de la seconde moitié de cette période, ce qui signifie que les besoins à court terme ne seront pas satisfaits.
De nombreuses infrastructures de transport en commun datent des années 1960 et sont dans un état préoccupant, a déclaré l’ARTM.
«Il n’y a pas de raccourcis : sans investissements suffisants, le réseau se détériore, avec des conséquences très réelles, tant pour les finances publiques que pour les usagers», a dit M. Gendron. Le budget a également mis en évidence un déficit d’environ 3 milliards de dollars dans le fonds qui finance l’exploitation des transports en commun, renforçant ce que l’ARTM considère comme un besoin urgent de repenser le mode de financement des transports en commun.
L’agence demande également aux gouvernements canadien et québécois de débloquer sans délai les fonds fédéraux destinés aux transports en commun de la région du Grand Montréal.
