La Société de transport de Montréal (STM) et le syndicat représentant le personnel d’entretien ont conclu une entente de principe dans la nuit de lundi à mardi.
«Je tiens à remercier le travail de toutes les équipes mobilisées depuis près de deux ans dans cette négociation, ainsi que le médiateur-conciliateur impliqué au dossier», a partagé la directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard, dans un communiqué transmis mardi.
Le conseil d’administration ainsi que les membres du syndicat du personnel d’entretien doivent toujours entériner l’entente de principe pour que celle-ci soit validée. Une fois cette étape franchie, les détails pourront être partagés.
« Les discussions ont été longues et ardues. Nous avons mis tous les efforts possibles pour obtenir le règlement le plus satisfaisant pour les employé-es d’entretien de la STM dans le contexte actuel. Ce sera maintenant aux membres de voter sur cette entente », a de son côté lancé le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.
«Je suis contente que les employés du service d’entretien et la STM en soient arrivés à une entente de principe. Ce sont les Montréalais qui vont en bénéficier avec un service efficace, stable et prévisible, tout en respectant la capacité de payer des contribuables», a réagi la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada.
La STM et le syndicat de la Fédération des employé(e)s de services publics, affiliée à la CSN, négocient depuis deux ans.
Le litige porte principalement sur le recours à la sous-traitance. La STM veut obtenir plus de souplesse et réduire ses coûts, alors que le syndicat cherche à protéger les emplois de ses membres et maintenir le service public.
Le syndicat a déjà tenu quatre grèves, une première en juin, une deuxième en septembre-octobre, une troisième en novembre et une quatrième en décembre-janvier.
La STM s’est entendue avec trois autres grands syndicats, soit deux sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, et une section locale du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB), aussi affilié à la FTQ. Ceux-ci représentent les 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, les 1300 employés administratifs et techniques et les 800 professionnels.
Avec de l’information de Lia Lévesque pour La Presse canadienne

