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Nids-de-poule à Montréal: deux nouvelles colmateuses à la rescousse

«Les Montréalais sont tannés de conduire dans des rues pleines de nids-de-poule.»

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L’administration Martinez Ferrada s'attaque au dossier des nids-de-poule L’administration Martinez Ferrada annonce un investissement de 6 M$ afin d’améliorer les opérations de colmatage des nids-de-poule sur le territoire montréalais à long terme. Cet argent servira également à acheter plus de machinerie, dont deux nouvelles colmateuses automatisées.

Alors que l’hiver touche à sa fin, l’administration de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a annoncé vendredi de nouvelles mesures pour tenter d’améliorer les routes de la métropole.

Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Claude Pinard, a annoncé une enveloppe de 6 millions de dollars (M$) pour «améliorer les opérations de colmatage» sur le territoire «à long terme».

Cette somme servira notamment à acheter plus de machinerie, dont deux nouvelles colmateuses automatisées, qui seront en service en 2027.

«Les Montréalais sont tannés de conduire dans des rues pleines de nids-de-poule. On va colmater, mais soyons honnêtes : le colmatage, ça ne règle pas le problème sur le long terme.»

—  Claude Pinard, président du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable de l’itinérance

De plus, l’administration Martinez Ferrada a également annoncé la création de deux pôles d’excellence pour entretenir les chaussées, avec l’embauche de 24 cols bleus. Chaque pôle comptera 12 cols bleus, qui s’occuperont des activités d’entretien du réseau artériel, soit les grandes rues de la métropole. Ils s’ajouteront aux équipes déjà présentes dans les arrondissements dès 2027.

«Des équipes spécialisées, plus efficaces, qui sont prêtes à s’attaquer au problème à la source», a expliqué M. Pinard lors d’une conférence de presse vendredi.

La Ville affirme poursuivre ses efforts pour colmater les nids-de-poule dans la métropole, même si les 10 contrats de gré à gré accordés plus tôt cette année ont été complétés.

D’ailleurs, plusieurs arrondissements, ayant encore une partie de la somme accordée par la Ville le mois dernier, continuent «activement» le colmatage de nids-de-poule sur leur territoire, a-t-on précisé dans un communiqué.

Travaux en 2026

En 2026, la Ville de Montréal prévoit remettre en état un total de 67 km de planage‑revêtement sur le réseau artériel.

Parmi les artères ciblées, on retrouve certaines parties de l’avenue Papineau dans le Plateau-Mont-Royal, des segments du boulevard Louis-H.-La Fontaine dans Anjou et de la rue Sherbrooke Est dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

«On passe à l’action avec un objectif clair : améliorer concrètement l’état de nos routes, agir sur les tronçons les plus problématiques, mais aussi permettre la mobilité et la sécurité de tous les Montréalais», a ajouté Alan DeSousa, responsable de la mobilité et des infrastructures au comité exécutif de la Ville de Montréal. «On veut prévenir plutôt que guérir, et agir plus tôt pour offrir un réseau routier plus sécuritaire partout à Montréal.»

De plus, des interventions majeures sont prévues sur la rue Notre-Dame Est cette année avec l’aide d’un investissement de 4,8 M$. Les tronçons concernés sont des limites de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à la rue Alphonse‑D.-Roy, de la rue Davidson à l’avenue Letourneux ainsi que de la rue Joffre à l’avenue George‑V.

«L’hiver que nous venons de traverser a laissé des traces bien visibles sur nos chaussées, particulièrement sur des axes majeurs comme la rue Notre-Dame Est», a dit Chantal Gagnon, mairesse de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. «Les mesures annoncées vont justement permettre d’agir concrètement pour améliorer l’état des routes et la sécurité des usagères et usagers, ici dans notre arrondissement comme partout à Montréal.»

Afin de prévenir les nids-de-poule et améliorer a durabilité des chaussées, la Ville rappelé aussi que le Laboratoire de contrôle et de recherche de la Ville poursuit ses travaux de recherche et développement en collaboration avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) et Bitume Québec.

«On continue d’agir dès maintenant, sur le terrain, partout à Montréal, en collaboration avec le milieu de la recherche, parce que ce qu’on veut, c’est simple : des routes qui durent plus longtemps… et moins de nids-de-poule», a ajouté M. Pinard.