Québec annonce deux nouvelles mesures pour freiner le camionnage dangereux, particulièrement en regard des chauffeurs ontariens insuffisamment formés.
Au cours du dernier mois, trois personnes ont perdu la vie dans la province à la suite de collisions impliquant des véhicules lourds, dont une adolescente qui a été heurtée et tuée par un semi-remorque à Saint-Hyacinthe alors qu’elle circulait à vélo.
Le Québec a déjà mis en place une formation obligatoire pour l’obtention d’un permis de conduire de classe 1, et désormais, la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) exige que les Ontariens titulaires d’un permis de classe 1 réussissent des examens pratiques avant d’obtenir leur permis au Québec.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
«Cette exigence s’applique à tous les conducteurs ayant moins de 24 mois d’expérience de conduite de classe 1», indique un communiqué de presse du Québec. «S’ils échouent deux fois aux examens pratiques, ils devront suivre une formation obligatoire.»
Cette mesure temporaire fait suite à un rapport du vérificateur général de l’Ontario publié le 12 mai, qui soulignait la nécessité de renforcer la supervision de la formation et de la délivrance des permis.
Le gouvernement met également sur pied un groupe de travail chargé d’élaborer un plan concernant les travailleurs étrangers temporaires qui conduisent des véhicules lourds. Le Québec souhaite que davantage de travailleurs adoptent des pratiques de conduite sécuritaires.
«La sécurité routière est primordiale, et c’est pourquoi nous mettons en œuvre ces deux nouvelles mesures», a affirmé Benoit Charette, ministre des Transports et de la Mobilité durable. «Nous voulons nous assurer que les personnes qui circulent sur nos routes sont qualifiées pour conduire. Ces mesures viennent compléter la formation obligatoire à la conduite de véhicules lourds que notre gouvernement a mise en place au Québec en décembre dernier.»
Une tragédie à l’origine de ces mesures
Ces nouvelles mesures font suite à la demande d’enquête publique formulée l’an dernier par le ministre de la Sécurité publique du Québec, à la suite d’un accident mortel survenu à Boucherville, qui a coûté la vie à une mère de 34 ans et à son fils de cinq ans.
Le Québec a lancé une enquête publique sur les accidents mortels de la route impliquant des camions lourds.
En octobre, le gouvernement a commencé à autoriser les agents de la patrouille routière à porter des armes à feu, et les inspecteurs ont entrepris de mener des opérations ciblées aux côtés de la Sûreté du Québec (SQ) près de la frontière avec l’Ontario.
Plus tard ce même mois, un conducteur de semi-remorque a été blessé à la suite d’un carambolage sur l’autoroute 25.
En décembre, la formation obligatoire a été mise en œuvre pour les candidats au permis de classe 1 et, en juin, il a été annoncé une tolérance zéro en matière d’alcool pour les conducteurs de camions lourds titulaires d’un permis d’apprenti conducteur.
Avec de l’information de La Presse canadienne

