La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) et Union Pacific sont en passe de conclure un accord qui mettrait fin à l’opposition du CN au projet de fusion de grande envergure proposé par son concurrent au sud de la frontière.
Annoncé mercredi soir, cet accord permettrait au CN d’obtenir un meilleur accès au réseau dans le Midwest américain en échange de son soutien tacite au projet d’acquisition de Norfolk Southern par Union Pacific, d’un montant de 85 milliards $ US.
Union Pacific, le deuxième opérateur ferroviaire des États-Unis, a annoncé en juillet dernier son intention d’acquérir Norfolk Southern dans le cadre d’une opération qui donnerait naissance au premier réseau ferroviaire transcontinental du pays et pourrait déclencher une dernière vague de fusions ferroviaires à travers l’Amérique du Nord.
Des concurrents et des clients craignent que cette fusion ne se fasse au détriment des clients et ne confère un pouvoir de marché sans précédent à une seule compagnie ferroviaire, tandis qu’Union Pacific et Norfolk Southern affirment qu’elle permettrait de réduire considérablement les coûts et inciterait leurs concurrents à baisser leurs tarifs pour rester compétitifs.
En mai, la Commission américaine du transport de surface a rejeté une demande de fusion modifiée, estimant qu’elle omettait des informations essentielles et demandant des précisions supplémentaires dans un dossier actualisé.
L’accord conclu cette semaine entre le CN et Union Pacific dépend de l’approbation de l’autorité de régulation et de l’autorisation de l’acquisition.
