Le problème du cellulaire au volant est toujours un enjeu, bien que son interdiction soit en place depuis 2008. D’ailleurs, le nombre de contraventions émises est en augmentation dans la Capitale-Nationale, et ce, depuis plusieurs années.
Les chiffres de la Sûreté du Québec (SQ), du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) et du Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) montrent que les automobilistes continuent de prendre des risques en utilisant leur cellulaire au volant.
À Québec, le SPVQ a remis 699 contraventions pour cellulaire au volant en 2025. De son côté, la SQ a délivré 873 constats dans le secteur de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches l’an dernier.
À Lévis, c’est en 2020 que les policiers ont remis le plus de contraventions pour le cellulaire au volant. Près de 150 automobilistes se sont fait prendre avec leur téléphone en conduisant.

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) considère que le cellulaire au volant fait partie d’un «forfait» de distractions. Elle souligne d’ailleurs que la distraction au volant est en cause dans un accident sur deux et responsable d’un décès sur trois. Il est toutefois encore difficile d’évaluer l’implication du cellulaire dans les accidents de la route.
«C’est difficile parfois de savoir si c’est vraiment le téléphone cellulaire parce qu’il faut que le policier ait vu la personne sur le fait. Alors ça pourrait être encore plus important que ce que les chiffres nous disent», mentionne Geneviève Côté, porte-parole de la SAAQ.
Selon une enquête de la SAAQ effectuée en 2022, une personne sur 30 dit être distraite par son téléphone lorsqu’elle conduit.
«Si vous utilisez votre téléphone pendant que vous conduisez, vous augmentez de quatre fois votre risque d’accident. C’est énorme!», souligne Mme Côté.
«Texter au volant, c’est comme traverser un terrain de football les yeux fermés», ajoute-t-elle.
Rappelons que les amendes sont aussi très salées pour les automobilistes qui se font prendre avec leurs téléphones en main. Pour une première infraction, ils font face à une amende de 524$ et d’une soustraction de cinq points d’inaptitude. Pour une deuxième infraction, l’amende double et certains risquent la suspension de leur permis en fonction du nombre de récidives.

