Les travaux ont repris lundi matin à la station Marie-Curie au chantier du Réseau express métropolitain (REM) à Montréal après que l’entrepreneur, NouvLR, a vu sa licence de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) être suspendue.
La semaine dernière, des travailleurs du REM ont été renvoyés à la maison et d’autres ont été transférés sur d’autres chantiers, selon des informations transmises à La Presse Canadienne.
Dans un échange de courriels vendredi, l’équipe des communications de NouvLR, responsable de la construction du REM, avait indiqué que «la licence permettant la réalisation de certains travaux spécialisés a été annulée en vertu d’un imbroglio administratif» et «que la situation est en voie de se rétablir».
De son côté, la RBQ a confirmé, par courriel, que NouvLR a vu sa licence être suspendue, car l’entrepreneur ne répondait plus aux conditions de l’article 71.
En vertu de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements, la RBQ n’est pas autorisée à divulguer la raison pour laquelle, selon l’article 71, la licence était non valide.
De son côté, NouvLR a refusé les demandes d’entrevues de La Presse Canadienne.
En vertu de l’article 71 de la Loi sur le bâtiment, la licence d’un entrepreneur peut être révoquée pour plusieurs raisons, notamment si un entrepreneur paie les frais de maintien de sa licence en retard.
Il semble que «l’imbroglio administratif» ait été réglé, puisque, comme l’a constaté La Presse Canadienne, le chantier était ouvert et des travaux étaient en cours à la station Marie-Curie lundi matin.
NouvLR est un groupe formé de AtkinsRéalis, Dragados Canada, Groupe Aecon Québec, Pomerleau et EBC.
Quatre ans de retard
La mise en service de la station Marie-Curie a connu des reports successifs.
D’abord annoncée pour 2023, puis repoussée à 2024, ensuite à 2025, l’ouverture de cette station située dans le Technoparc, près de l’aéroport Montréal-Trudeau, est maintenant prévue à la fin de 2027.

