Interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans: telle serait la volonté du gouvernement de Mark Carney via son projet de loi sur la sécurité numérique.
Le Globe and Mail a rapporté que ce projet de loi pourrait être présenté dès mercredi.
Le Canada emboîterait donc le pas à l’Australie, qui a mis en place une mesure similaire en décembre dernier. Le ministre du Patrimoine canadien, Marc Miller, avait indiqué en avril qu’il envisageait d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans.
Le Royaume-Uni et le Brésil ont également instauré des mesures restrictives sur les réseaux sociaux pour les mineurs. En France, le président Emmanuel Macron a partagé son intention d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans.
Ces mesures sont d’ailleurs saluées par un groupe d’entrepreneurs du milieu technologique, qui ont récemment lancé une pétition pour interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans au Canada.

«Il y a un sentiment d’urgence qui devrait nous allumer», martèle Jean-Sébastien Giroux, PDG et cofondateur de Hologram. «Il est devenu de plus en plus difficile dans nos maisons respectives de gérer adéquatement, en tant que bon parent, les questions autour des réseaux sociaux. Les parents ont besoin d’aide.»
Pour éviter les mineurs sur les réseaux sociaux, M. Giroux suggère d’opter pour l’utilisation d’une technologie d’estimation d’âge, qui permet de détecter aisément l’âge des usagers, et ce, sans être trop intrusif.
Est-ce vraiment la chose à faire?
Or, l’interdiction n’est pas la solution, réplique Jay Grandmont. Spécialiste en marketing d’influence, il prône l’éducation plutôt que l’interdiction
«Il faut sensibiliser les jeunes via la culture du web et les réseaux sociaux. Le travail commence avec la sensibilisation», a-t-il lancé au micro de Noovo Info mardi.
Une interdiction des réseaux sociaux fait-il l’affaire des jeunes Québécois? Noovo Info est allé à leur rencontre.
À voir dans la vidéo.

