Technologie

Une députée britannique poursuit xAI, d'Elon Musk, en lien avec des images truquées

Jess Asato, députée du Parti travailliste au pouvoir, indique que quelqu’un a utilisé Grok pour créer de fausses images d’elle en bikini sans son consentement en janvier.

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ARCHIVES - Elon Musk quitte le Palais de l'Assemblée du Peuple, à Pékin, en Chine, le jeudi 14 mai 2026. Photo AP ARCHIVES - Elon Musk quitte le Palais de l'Assemblée du Peuple, à Pékin, en Chine, le jeudi 14 mai 2026. Photo AP (Mark Schiefelbein)

Une députée britannique a annoncé jeudi qu’elle poursuivait xAI, une entreprise d’Elon Musk, pour atteinte à la vie privée, affirmant que des images truquées d’elle avaient été créées à l’aide de l’agent conversationnel Grok.

Jess Asato, députée du Parti travailliste au pouvoir, indique que quelqu’un a utilisé Grok pour créer de fausses images d’elle en bikini sans son consentement en janvier, après qu’elle eut critiqué la diffusion de pornographie hypertruquée en ligne.

Elle a déposé une plainte mercredi devant la Haute Cour de Londres, invoquant une utilisation abusive de données personnelles en vertu de la Loi sur la protection des données.

Elle réclame des dommages-intérêts et affirme vouloir créer un précédent selon lequel les entreprises peuvent être tenues responsables de la conception de leurs systèmes d’intelligence artificielle (IA).

«Personne ne pourrait venir vers moi dans la rue, me déshabiller et m’enfiler un bikini. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un devrait pouvoir me faire ça en ligne, car le sentiment, bien qu’il ne soit pas tout à fait le même, est très similaire», a-t-elle déclaré.

«C’est comme si quelqu’un m’avait déshabillée numériquement sans mon consentement.»

Mme Asato espère que d’autres se joindront à cette action en justice.

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a affirmé qu’il soutenait «à 100%» l’action en justice de Jess Asato.

«Jess Asato a tout à fait raison d’intenter cette action, a indiqué M. Starmer aux journalistes. Dans son cas particulier, des images répugnantes ont été créées par Grok.»

À la suite d’un tollé international contre la pornographie hypertruquée, la société d’Elon Musk a annoncé en janvier qu’elle n’autoriserait plus les utilisateurs de Grok à modifier des images de personnes réelles pour leur retirer leurs vêtements.

Une loi adoptée l’année dernière au Royaume-Uni a rendu illégale la création ou la demande d’une image hypertruquée non consensuelle d’un adulte. Mais Jess Asato estime que xAI devrait être tenue responsable des préjudices déjà causés.

«Le mal est fait, a-t-elle argué. Si l’on pense à d’autres produits, comme une voiture, par exemple, qui aurait pu être fabriquée avec un défaut, peu importe que les voitures soient rappelées, que les défauts soient corrigés et qu’aucun autre préjudice ne soit causé.»

En janvier, l’écrivaine américaine Ashley St. Clair, mère de Romulus, le fils d’Elon Musk, a intenté une poursuite contre xAI à New York. Elle affirme que des images explicites d’elle ont été générées par Grok, dont une où elle était mineure.

xAI n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires, jeudi.