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Un service de robotaxis fait ses débuts dans les rues animées de Londres

Une personne restera au volant pour superviser le trajet et pourra prendre le volant ou actionner les freins en cas de problème.

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À Londres, mardi 1er septembre 2026, un client commande un véhicule autonome depuis son téléphone portable, alors qu'Uber lance officiellement les premiers taxis autonomes disponibles à la demande dans la capitale britannique. Photo AP À Londres, mardi 1er septembre 2026, un client commande un véhicule autonome depuis son téléphone portable, alors qu'Uber lance officiellement les premiers taxis autonomes disponibles à la demande dans la capitale britannique. Photo AP (Frank Augstein)

Uber et l’entreprise technologique britannique Wayve lancent ce jeudi le premier service de taxis autonomes de Londres, offrant ainsi aux habitants la possibilité de profiter d’une technologie déjà disponible dans de nombreuses villes américaines et dans d’autres régions du monde.

Les deux entreprises ont indiqué qu’elles commençaient par un déploiement à petite échelle de véhicules électriques Ford Mustang Mach-E équipés de la technologie de conduite autonome de Wayve.

Par rapport aux États-Unis et à la Chine — pays où des robotaxis circulent de manière autonome dans plusieurs villes, sans conducteur humain —, l’Europe a adopté une approche plus prudente en matière de taxis autonomes.

À Londres, une personne restera au volant pour superviser le trajet et pourra prendre le volant ou actionner les freins en cas de problème.

Dans le cadre du programme pilote du gouvernement britannique, les opérateurs de taxis autonomes comme Uber et Wayve doivent encore obtenir l’autorisation d’opérer sans conducteur de sécurité humain. «Ce processus est toujours en cours», et on ne sait pas encore combien de temps il prendra, a affirmé Sarfraz Maredia, responsable de la mobilité autonome chez Uber.

Les entreprises de robotaxis testent leurs véhicules dans les rues de Londres alors que le Royaume-Uni s’apprête à adopter une réglementation nationale. Waymo et l’entreprise technologique chinoise Baidu se préparent également à proposer un service commercial de transport de passagers à Londres, ce qui pose des défis particuliers aux robotaxis, car ses routes étroites et réputées sinueuses sont souvent encombrées de voitures, d’autobus, de vélos et de vélos électriques en libre-service.

Les piétons constituent également un défi majeur à Londres, car traverser hors des passages piétons n’est pas interdit par la loi.

De nombreux pays européens en sont encore à la phase d’essais. Uber a annoncé le mois dernier avoir lancé son premier service commercial européen de robotaxis à Zagreb, en Croatie, en partenariat avec un opérateur local et la société chinoise Pony.ai, mais la présence de conducteurs de sûreté humains reste obligatoire.

Aux États-Unis, Waymo, filiale d’Alphabet, la société mère de Google, exploite désormais un service de taxis entièrement autonomes dans 14 villes, tandis que Zoox d’Amazon et Tesla rattrapent leur retard.

En Chine, Baidu, WeRide et Pony.AI exploitent des services de robotaxis dans plusieurs villes. Ils se développent également au Moyen-Orient grâce à des partenariats avec Uber ou des opérateurs locaux à Dubaï, Abu Dhabi et en Arabie saoudite.

Le déploiement à Londres débutera avec moins de 20 véhicules, puis s’étendra progressivement, a précisé M. Maredia.

Les clients d’Uber ne pourront pas demander spécifiquement un robotaxi, mais ils pourraient se voir attribuer un véhicule Wayve lorsqu’ils commandent une course via l’application; ils auront alors la possibilité d’accepter ou de refuser cette proposition. Les tarifs ne différeront pas de ceux d’une course Uber classique. Les passagers ne seront pas invités à laisser un pourboire à la fin d’un trajet en robotaxi, a précisé l’entreprise.