Un jeune homme de Pincourt, au Québec, a développé une application de médias sociaux pour aider les gens à échapper au défilement sans fin.
Alexis Bosse, 21 ans, a lancé Lyvio en mai 2026. L’application ne comporte ni algorithme ni publicité, et à la fin du fil d’actualité, un message indique : «Vous avez tout vu. Le reste est hors ligne.»
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«L’idée m’est vraiment venue il y a 2 ans, lorsque je cherchais une expérience plus saine sur les médias sociaux, mais que je ne trouvais rien qui me convenait», explique M. Bosse.
Il ajoute qu’il était «accro» au doomscrolling, passant des heures par jour sur les médias sociaux. Il savait qu’il devait réduire son utilisation, mais affirme que même cela lui était difficile.
Grâce à l’intelligence artificielle (IA), cet étudiant de l’Université du Québec à Montréal explique qu’il a appris à coder par lui-même et qu’il a créé l’application.
«J’ai contacté quelques développeurs à Montréal, et ils me demandaient entre 30 000 $ et 50 000 $, une somme que je n’ai pas en tant qu’étudiant», a affirmé M. Bosse.
Un rapport de 2026 de Statistique Canada recommande de ne pas passer plus de deux heures par jour devant un écran. Or, l’organisme a constaté que près de 40% des jeunes ne respectent pas cette recommandation.
L’analyste en technologie Carmi Levy affirme que certaines plateformes de médias sociaux se sont détournées de la création d’une communauté pour se concentrer sur la maximisation des profits.
«Ce sont des algorithmes qui décident ce que vous voyez, ce que vous êtes le plus susceptible de vouloir voir ensuite», a souligné M. Levy. «Ce sont en réalité des logiciels qui s’assurent que vous restiez sur la plateforme le plus longtemps possible.»
M. Bosse, qui étudie en administration des affaires, affirme ne pas avoir créé l’application pour l’argent.
«L’objectif est vraiment que les gens ferment l’application et éteignent leur téléphone une fois qu’ils ont tout vu», a-t-il dit.
À l’avenir, il souhaite créer un modèle d’affaires qui s’aligne également sur sa mission.
«Nous pouvons prendre les choses en main et vraiment changer le monde», a conclu M. Bosse.

