L’entreprise SpaceX d’Elon Musk a annoncé mardi vouloir faire voler dans les jours à venir sa mégafusée Starship en orbite, une étape clé dans le développement de ce gigantesque lanceur pensé pour rejoindre un jour la Lune et Mars.
Ce premier vol orbital devrait se tenir au plus tôt dans une semaine, avec un décollage prévu depuis le Texas à partir de 7H15 heure locale mardi.
Lors de ce 14e vol d’essai de la fusée, SpaceX tentera également d’enrichir sa constellation d’internet satellitaire en déployant 26 satellites Starlink de nouvelle génération.
Ce test inaugurera une «nouvelle phase palpitante» du développement de cette fusée, la plus grande et la plus puissante jamais conçue, a assuré la société sur son site.
Car «jusqu’à présent, les essais en vol ont délibérément suivi des trajectoires suborbitales (…) afin de maximiser la sécurité du public», a-t-elle rappelé.
Contrairement à ses concurrents, l’entreprise d’Elon Musk mise sur le lancement de multiples prototypes afin de corriger rapidement les problèmes rencontrés en situation réelle de vol.
Plusieurs des tests de Starship se sont ainsi soldés par de spectaculaires explosions.
Le dernier test du lanceur, réalisé en juillet, un mois après l’entrée en Bourse record de l’entreprise, était globalement une réussite.
Mais beaucoup reste à encore à faire avant que cette fusée, que Starship ambitionne d’être entièrement réutilisable, puisse mener des vols commerciaux ou atteindre la Lune ou la planète rouge.
Parmi les prochaines étapes figurent la réussite d’un vol en orbite, mais aussi la maîtrise d’un ravitaillement en carburant de la fusée une fois dans l’espace ou encore le rattrapage du vaisseau.
