Le régulateur des médias au Royaume-Uni, l’OFCOM, a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête sur Meta, soupçonné d’avoir enfreint la loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act) en n’évaluant pas «de manière adéquate les risques posés» par sa fonctionnalité Instagram Instants avant son lancement.
L’enquête vise à «déterminer si Meta a manqué à ses obligations» en ne réalisant pas, avant le lancement d’Instants, «une évaluation des risques liés aux contenus illégaux et une évaluation des risques pour les enfants, adaptées et suffisantes», est-il souligné dans un communiqué.
La fonctionnalité Instants, lancée en mai, permet sur Instagram d’envoyer par messagerie des contenus éphémères qui disparaissent après avoir été visionnés.
«Les changements significatifs apportés aux plateformes doivent faire l’objet d’une évaluation des risques avant leur lancement», explique dans un communiqué George Lusty, directeur de l’application de la réglementation à l’Ofcom .
«On ne lancerait pas une nouvelle voiture sans l’avoir correctement testée, et il en va de même pour les services en ligne», a-t-il ajouté.
L’enquête peut théoriquement aboutir à une amende représentant 10% du chiffre d’affaires mondial de Meta.
«Nous avons réalisé une analyse des risques et informé l’OFCOM de cette fonctionnalité à plusieurs reprises avant son lancement», a réagi un porte-parole du groupe américain.
«Instants intègre des protections, notamment le blocage des captures d’écran, des partages et des transferts, l’absence de fil public, ainsi que l’activation automatique des protections pour les comptes adolescents», a-t-il ajouté.
