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Puces IA: Musk prévoit d’investir au moins 55 G$ dans son projet «Terafab»

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Elon Musk assiste à la finale du championnat de lutte de la NCAA, le 22 mars 2025, à Philadelphie. Elon Musk assiste à la finale du championnat de lutte de la NCAA, le 22 mars 2025, à Philadelphie. (Matt Rourke)

Elon Musk prévoit d’investir au moins 55 milliards de dollars dans son projet «Terafab», usine de puces pour l’intelligence artificielle (IA), la robotique et les centres de données dans l’espace, selon un avis publié mercredi par un comté du Texas aux États-Unis, où l’usine doit être construite.

«L’investissement en capital estimé pour les phases initiales est de 55 milliards de dollars, avec un investissement total estimé (si toutes les phases supplémentaires sont réalisées) de 119 milliards de dollars», peut-on lire dans cet avis public paru sur le site du comté de Grimes.

Cet avis a été publié en amont d’une audience publique, prévue le 3 juin, pour examiner «l’approbation d’un accord d’abattement fiscal immobilier», selon le document.

Le terrain où doit être bâti le «Terafab» est situé «près du réservoir de Gibbons Creek», d’après la même source. Il s’agit d’un lac artificiel, créé dans les années 1980, à 130 km au nord-ouest de Houston pour refroidir une centrale électrique.

Lors de l’annonce du projet en mars, Elon Musk s’était fixé comme objectif de produire un térawatt de puissance de calcul par an.

Un térawatt équivaut à mille milliards de watts. Cela représente légèrement moins que la capacité totale de production d’électricité des États-Unis, selon un groupe industriel.

Un modèle d’IA est trop dangereux pour être rendu public, selon ses développeurs Les dirigeants des banques canadiennes et les autorités de régulation se sont réunis le 10 avril dernier pour discuter des risques posés par Claude Mythos Preview, le nouveau modèle d’IA d’Anthropic, que l’entreprise juge si puissant qu’elle a décidé de ne pas le rendre public.

Le milliardaire américain avait indiqué que le projet serait mené conjointement par son entreprise de véhicules électriques Tesla et sa société spatiale SpaceX.

Le document du comté de Grimes ne fait mention à ce stade que de SpaceX.

Elon Musk, qui n’a pas d’expérience préalable dans le secteur des semi-conducteurs, avait déclaré que le «Terafab» était nécessaire car la demande en puissance de calcul de Tesla et SpaceX devrait largement dépasser celle des fournisseurs mondiaux de puces.

À terme, le projet vise à produire des puces capables de soutenir entre 100 et 200 gigawatts de puissance de calcul sur Terre, et un térawatt dans l’espace.

Elon Musk n’a pas donné de calendrier pour la production du «Terafab». Déjà par le passé, il avait promis des résultats ambitieux pour d’autres projets dans des délais serrés.