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OpenAI va lancer son nouveau modèle d’IA, GPT-5.6

GPT‑5.6 a suscité des inquiétudes en raison de capacités jugées sans précédent dans ce domaine.

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Le logo d'OpenAI est visible sur un téléphone portable placé devant un écran d'ordinateur affichant les résultats générés par ChatGPT, le 21 mars 2023, à Boston. (Photo AP/Michael Dwyer, archives) Le logo d'OpenAI est visible sur un téléphone portable placé devant un écran d'ordinateur affichant les résultats générés par ChatGPT, le 21 mars 2023, à Boston. (Photo AP/Michael Dwyer, archives)

OpenAI va élargir l’accès à son nouveau modèle d’intelligence artificielle (IA) à partir de jeudi, la Maison-Blanche assurant ne pas avoir joué de rôle dans cette décision.

«Nous étendons dès maintenant l’accès en avant-première à l’échelle mondiale», a indiqué OpenAI dans la nuit de mardi à mercredi sur le réseau social X, sans fournir davantage de précisions.

Fin juin, OpenAI avait accepté un déploiement très restreint de ce nouveau modèle, baptisé GPT-5.6, auprès de partenaires validés par le gouvernement américain.

Mais le média américain Axios a rapporté mardi soir que les États-Unis avaient finalement donné leur feu vert à un lancement élargi du modèle, à l’issue de tests techniques et de réunions entre responsables gouvernementaux et représentants de l’entreprise.

Sollicitée par l’AFP, la Maison-Blanche a réfuté avoir donné son feu vert, «aucune autorisation (n’étant) requise» pour commercialiser un modèle donné.

«La décision de la date et de l’étendue d’une sortie (de modèle) est entièrement à la discrétion des entreprises», a assuré un officiel de la Maison-Blanche, qui a renvoyé aux dispositions du décret pris début juin par Donald Trump.

Recherche d'emploi et IA: connaissez-vous le «doomjobbing»? De nombreux chercheurs d'emplois se sont lancés dans le «doomjobbing», une pratique qui consiste à bombarder les employeurs de CV à l’aide de l’intelligence artificielle, mais qui submerge ainsi les équipes de recrutement.

Ce texte introduit la possibilité pour un acteur de l’IA de faire tester un modèle avant commercialisation sur la base du volontariat.

Contacté par l’AFP, OpenAI n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Longtemps autoproclamé champion de la dérégulation, le gouvernement de Donald Trump a brutalement viré de bord début juin, inquiet des nouvelles capacités des programmes d’IA les plus sophistiqués en matière de cyberattaque.

Il a commencé par interdire à Anthropic, grand rival d’OpenAI, d’autoriser des ressortissants non-américains à utiliser ses deux modèles de pointe, Mythos 5 et Fable 5 (version bridée du premier), invoquant des risques pour la sécurité nationale.

Se disant incapable d’appliquer cette injonction, l’entreprise californienne a purement et simplement retiré les deux modèles. Fin juin, le gouvernement a finalement levé son interdiction et Anthropic a remis en ligne Mythos et Fable.

La gamme GPT‑5.6 comprend trois versions aux noms cosmiques: Sol, nouveau modèle phare d’OpenAI; Terra, déclinaison intermédiaire destinée aux usages courants; et Luna, version plus rapide et moins coûteuse.

Tiraillements

Une fois disponible à grande échelle, Terra sera proposé à un tarif inférieur de moitié à celui de GPT‑5.5, a indiqué OpenAI, alors que le groupe cherche à fidéliser sa clientèle dans un marché de plus en plus concurrentiel face à Anthropic et Google.

Les multiples rebondissements qu’ont connu Mythos et GPT-5.6 témoignent de tiraillements au sein du gouvernement Trump entre opposants à toute forme de contrôle de l’IA et partisans d’une approche raisonnée, centrée sur les risques de cette technologie.

Outre l’arrivée de modèles beaucoup plus puissants, le revirement du gouvernement Trump correspond aussi au départ, en mai, de David Sacks, référent IA de la Maison-Blanche et chantre de la dérégulation du secteur.

Jusqu’ici, aucun gouvernement n’avait publiquement imposé à un laboratoire d’IA de limiter ou de suspendre l’accès à un modèle après son lancement. Les autorités chinoises fixent des contraintes à ses entreprises locales mais de façon préalable à leur sortie.

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Les interventions du gouvernement américain visant Anthropic et OpenAI ont stupéfait une bonne partie du milieu, désormais préoccupé par l’accès aux modèles américains les plus pointus.

Pour nombre d’observateurs, l’évolution actuelle est susceptible de favoriser les modèles ouverts et peu coûteux, comme ceux du Chinois DeepSeek, plus attractifs pour des clients soucieux d’éviter toute dépendance envers Washington.

La nouvelle posture du gouvernement américain pourrait jouer sur la valorisation d’OpenAI et Anthropic, qui préparent tous deux leur entrée en Bourse à moyen terme.

Les deux rivaux ont déjà déposé leur dossier d’introduction à Wall Street et affichent actuellement des valorisations proches de mille milliards de dollars chacun.