Meta a dévoilé mercredi sa stratégie qui sera déployée pour endiguer la vague d’escroquerie présente sur ses plateformes.
Le géant américain compte notamment se servir de l’intelligence artificielle pour combattre les usurpations d’identité de célébrités et de marques.
«Les escrocs utilisent des astuces subtiles et des techniques trompeuses difficiles à détecter avec les systèmes traditionnels. Nos experts et spécialistes en lutte contre la fraude ont mis au point des systèmes d’IA avancés capables d’analyser plusieurs signaux (tels que du texte, des images et le contexte environnant) afin de repérer plus rapidement et à grande échelle un éventail plus large de schémas frauduleux sophistiqués», explique Meta.
Un système d’alerte visant les comptes suspects sera aussi déployé. Vous pourriez donc recevoir un avertissement lorsque vous recevez une demande d’amitié provenant d’un compte louche sur Facebook, par exemple. La notification vous invitera à rejeter celle-ci.
Un système d’alerte contre les escrocs tentant de lier votre compte WhatsApp à leur appareil sera aussi instauré sur la plateforme.
Messenger ne sera pas en reste, puisqu’une attention particulière sera portée aux tentatives d’escroquerie présentes dans les nouvelles conversations. «Lorsqu’une conversation avec un nouveau contact peut contenir des éléments caractéristiques d’arnaques courantes, comme des offres d’emploi suspectes, nous vous avertissons et vous demandons si vous souhaitez partager les messages récents afin qu’ils soient analysés par notre IA», mentionne Meta.
L’entreprise martèle être particulièrement proactive dans son combat contre les fraudeurs et affirme avoir supprimé 10,9 millions de comptes Facebook et Instagram associés à des centres d’escroquerie criminels l’année dernière.
Enfin, Meta assure mener des campagnes de sensibilisation sur la fraude en ligne.
150 000 comptes fermés mercredi
Meta annonçait justement avoir clôturé plus de 150 000 comptes sur ses réseaux sociaux dans le cadre d’une opération menée contre des centres de fraude en ligne en Asie du Sud-Est par les autorités de plusieurs pays, selon un message posté mercredi sur son site.
Cette opération a également conduit à l’interpellation de 21 personnes par la police thaïlandaise, avec la collaboration, notamment, du ministère américain de la Justice, du FBI ou de l’agence britannique NCA (National Crime Agency).
Elle fait suite à une première action coordonnée qui avait mené, en décembre, à des arrestations ainsi qu’à la fermeture de 59 000 comptes par Meta, maison mère de Facebook, Instagram, Threads et WhatsApp.
Le groupe californien avait révélé à cette occasion le blocage de plusieurs milliers de publicités liées à des fraudes en ligne.
La répression s’est accélérée ces derniers mois contre les centres de fraude en ligne, dont beaucoup sont établis au Cambodge, en Birmanie et au Laos.
Selon le gouvernement des États-Unis, des ressortissants américains victimes de ces arnaques en ligne ou par téléphone initiées depuis l’Asie du Sud-Est ont perdu plus de dix milliards de dollars en 2024.
«S’attaquer à ce problème nécessite la collaboration des secteurs public et privé», a déclaré, dans le communiqué, Jirabhop Bhuridej, adjoint du chef de la police thaïlandaise (RTP), Kitrat Phanphet.
Une enquête publiée en octobre par l’AFP avait révélé que, malgré une opération de répression menée en début d’année, des complexes similaires fleurissaient en Birmanie, près de la frontière avec la Thaïlande.
Il s’agit souvent de centre d’appels ou plus généralement de mise en relation, dans lesquels des travailleurs sont contraints de contacter des particuliers pour leur soutirer de l’argent via diverses techniques.
Avec de l’information de l’Agence France-Press

