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Mark Zuckerberg veut convaincre des bienfaits de l’IA

«L’idée que l’IA est tellement dangereuse que seule une concentration extrême de son pouvoir entre les mains de quelques uns est le chemin le plus sûr n’a pas de sens.»

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Le directeur de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d'une conférence des développeurs de la compagnie, le 17 septembre 2025 à Menlo Park, en Californie. Photo AP Le directeur de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d'une conférence des développeurs de la compagnie, le 17 septembre 2025 à Menlo Park, en Californie. Photo AP (Nic Coury)

Le fondateur de Meta, Mark Zuckerberg, a publié lundi un long texte sur le site de son entreprise afin de défendre sa nouvelle stratégie, mêlant modèles d’intelligence artificielle (IA) ouverts et investissements dans les villes accueillant des centres de données.

Il s’agit pour le patron des réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp de mettre en avant une approche positive de l’IA, et de ses potentiels bienfaits, alors que l’opposition aux États-Unis est de plus en plus vive, notamment vis-à-vis de l’implantation de centres de données.

Le texte accompagne le lancement lundi par Meta d’une nouvelle gamme de modèles IA ouverts (ou «open source», dont le code de base est accessible à tous), Muse Glimmer, capables de fonctionner sur des ordinateurs portables.

Le groupe envisage également d’amener son modèle le plus puissant, Muse Spark 1.2, vers de l’«open source», après avoir longtemps défendu les modèles fermés.

Selon M. Zuckerberg, il ne fait aucun doute que «les gens disposeront d’une superintelligence dépassant les capacités humaines» dans les toutes prochaines années, et le défi consiste à s’assurer que son accès soit le plus large possible.

Au passage, le milliardaire rejette l’idée d’une IA qui «détruirait la plupart des emplois et le but même de l’humanité».

«L’idée que l’IA est tellement dangereuse que seule une concentration extrême de son pouvoir entre les mains de quelques-uns est le chemin le plus sûr» n’a pas de sens, a estimé M. Zuckerberg.

Face aux risques de sécurité, qu’il reconnaît, il propose que les entreprises «développant une IA avancée apportent des ressources techniques importantes pour aider le gouvernement à protéger les infrastructures essentielles».

Un modèle d’IA est trop dangereux pour être rendu public, selon ses développeurs Les dirigeants des banques canadiennes et les autorités de régulation se sont réunis le 10 avril dernier pour discuter des risques posés par Claude Mythos Preview, le nouveau modèle d’IA d’Anthropic, que l’entreprise juge si puissant qu’elle a décidé de ne pas le rendre public.

Alors que les fondateurs de ses concurrents Anthropic et OpenAI ont déjà défendu l’idée d’une régulation au niveau mondial sous l’impulsion des États-Unis, Mark Zuckerberg propose, lui, de donner au gouvernement américain «un accès anticipé aux modèles les plus puissants et une armée d’ingénieurs afin de régler les problèmes de sécurité».

Par ailleurs, il souhaite une meilleure protection des données personnelles dans l’usage de l’IA, «auxquelles ni Meta ni aucun autre fournisseur de service puisse accéder» tout en proposant une «collaboration plus forte» entre entreprises et gouvernement «pour l’application [des] lois et [de la] sécurité».

Plus largement, le patron de Meta a défendu la stratégie de son entreprise, qui consiste à donner le plus large accès possible à ses modèles IA, en «open source», assurant que leur «objectif, depuis la création de Meta, était de donner le pouvoir aux utilisateurs».

Dans le même temps, Mark Zuckerberg a annoncé la création d’un fonds pour les villes accueillant des centres de données du groupe afin de «permettre un développement durable à travers tout le pays».

Interrogé par l’AFP, Meta a précisé que son fonds sera doté d’un milliard de dollars et servira à financer des projets locaux «mis en place avec les communautés».

Meta a annoncé vouloir investir 145 milliards de dollars dans la construction de centres de données cette année, une somme qui devrait atteindre 600 milliards de dollars d’ici à 2028.