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Google affirme neutraliser des milliards de «publicités malveillantes» grâce à l’IA

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Le logo Google, photographié lors du salon Vivatech à Paris, le jeudi 15 juin 2023. Le logo Google, photographié lors du salon Vivatech à Paris, le jeudi 15 juin 2023. (The Google logo is photographed at the Vivatech show in Paris, Thursday, June 15, 2023. (AP Photo/Michel Euler))

Le recours à son modèle d’intelligence artificielle (IA) générative Gemini a permis à Google de bloquer en 2025 environ 8,2 milliards de publicités en ligne ayant enfreint ses règles, selon des chiffres publiés jeudi par le géant de la tech américaine.

Ce chiffre, qui constitue un bond par rapport aux 5,1 milliards de publicités bloquées en 2024, s’explique par le saut de performance de l’IA, a indiqué l’entreprise.

«Nos modèles les plus récents comprennent mieux les intentions, ce qui nous permet de repérer les contenus malveillants et de les bloquer de manière proactive, même lorsqu’ils sont conçus pour échapper à la détection», a expliqué Keerat Sharma, vice-président de Google chargé de la confidentialité et de la sécurité des publicités, lors d’un point presse.

Selon ce rapport annuel sur la sécurité publicitaire de Google, les systèmes du géant de l’internet ont intercepté plus de 99% des publicités enfreignant les règles de l’entreprise avant qu’elles ne soient diffusées aux internautes.

Un modèle d’IA est trop dangereux pour être rendu public, selon ses développeurs Les dirigeants des banques canadiennes et les autorités de régulation se sont réunis le 10 avril dernier pour discuter des risques posés par Claude Mythos Preview, le nouveau modèle d’IA d’Anthropic, que l’entreprise juge si puissant qu’elle a décidé de ne pas le rendre public.

En 2025, près de 59% du chiffre d’affaires du groupe provenaient de la publicité en ligne, soit 237 milliards de dollars.

Google a procédé à 35 modifications de ses règles publicitaires l’an dernier, afin de suivre l’évolution des techniques d’escroquerie marketing, elles aussi renforcées par l’essor de l’IA, par exemple pour générer des hypertrucages (deepfakes) de personnalités.

Les outils publicitaires améliorés par Gemini analysent ainsi des centaines de milliards de «signaux», comme l’ancienneté des comptes d’annonceurs, leur comportement et les schémas de leurs campagnes, pour détecter une anomalie.

«Nous avons pris du recul et repensé la sécurité publicitaire depuis zéro», a déclaré M. Sharma. «Avec Gemini, nous sommes capables de combiner des centaines de milliards de signaux pour mieux comprendre les intentions d’un annonceur à partir de l’ensemble des informations dont nous disposons à son sujet. Tout cela nous donne une vision très fine pour déterminer si l’intention d’une publicité est positive ou potentiellement néfaste», a-t-il souligné.