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Donald Trump a déclaré qu'il souperait avec le directeur d'Anthropic

Cette rencontre intervient deux jours seulement après que l’entreprise de M. Amodei a essuyé un revers dans le cadre d’un procès contre le gouvernement.

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Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias depuis la base militaire d'Andrews, au Maryland, le 27 septembre 2026. Photo AP Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias depuis la base militaire d'Andrews, au Maryland, le 27 septembre 2026. Photo AP (Julia Demaree Nikhinson)

Le président américain Donald Trump avait prévu de souper dimanche soir avec le directeur général d’Anthropic — une des figures de proue de l’intelligence artificielle, mais qui s’est opposée à l’administration Trump au sujet de l’utilisation potentielle de l’IA par l’armée.

À son retour à la base militaire d’Andrews, dans le Maryland, M. Trump a déclaré aux journalistes qu’il souperait à 22h avec Dario Amodei. Cette rencontre intervient deux jours seulement après que l’entreprise de M. Amodei a essuyé un revers dans le cadre d’un procès contre le gouvernement, qui lui interdisait d’utiliser ses produits pour des missions du département de la Défense.

Le différend entre l’entreprise spécialisée dans l’IA et le Pentagone a éclaté en février lorsque M. Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont accusé Anthropic de mettre en danger la sécurité nationale, qualifiant l’entreprise comme un «risque pour la chaîne d’approvisionnement».

M. Amodei avait refusé de céder, craignant que les produits de son entreprise ne soient utilisés à des fins de surveillance de masse ou pour des drones armés autonomes.

Vendredi, une cour d’appel fédérale a rejeté le recours formé par le laboratoire d’intelligence artificielle contre la décision du gouvernement de le qualifier de «risque pour la chaîne d’approvisionnement».

Cette décision permet au Pentagone de continuer à retirer les modèles «Claude» d’Anthropic de ses systèmes.

M. Trump s’est toujours fait le champion de l’intelligence artificielle, martelant que les États-Unis devaient garder une longueur d’avance sur la Chine dans la course à l’armement technologique.

Les conséquences de l’IA sur l’environnement L'intelligence artificielle (IA) inquiète dans plusieurs domaines, dont au niveau de l’environnement. Aux États-Unis, les élus veulent d’ailleurs mieux encadrer les dépenses liées aux centres de données de l’IA en raison de la grande consommation d'eau et d’électricité.

M. Amodei a suggéré au début du mois que le secteur de l’intelligence artificielle devrait ralentir son développement fulgurant afin de laisser le temps aux mesures de sécurité de rattraper leur retard.

Sans un tel ralentissement, l’IA pourrait être capable de diriger un essaim d’agents susceptibles de prendre le contrôle de l’ensemble d’internet d’ici un an, a prévenu M. Amodei.

Cet avertissement intervient alors que les inquiétudes concernant l’IA s’amplifient tant au sein du secteur qu’à l’extérieur, et que des rapports continuent de faire état de systèmes de plus en plus puissants, capables de résoudre des problèmes dépassant les capacités humaines, mais qui pourraient également se rebeller et accomplir d’autres tâches plus néfastes.

Ces inquiétudes se sont tellement amplifiées que le directeur d’OpenAI, l’entreprise à l’origine de ChatGPT, a déclaré dans une entrevue accordée à Fortune que son entreprise attendrait l’année prochaine pour commencer à vendre ses actions aux investisseurs de Wall Street, afin de se concentrer sur la sécurité.