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Super Bowl: un moment important pour les Montréalais d’origine latino-américaine

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Bad Bunny performs during halftime of the NFL Super Bowl 60 football game between the New England Patriots and the Seattle Seahawks, Sunday, Feb. 8, 2026, in Santa Clara, Calif. (AP Photo/Mark J. Terrill) Bad Bunny pendant la mi-temps du match de football américain du Super Bowl 60 de la NFL entre les New England Patriots et les Seattle Seahawks, dimanche 8 février 2026, à Santa Clara, en Californie. AP Photo (Mark J. Terrill)

Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl dimanche soir était plus qu’un simple spectacle musical : il est devenu un moment de fierté et de visibilité pour les communautés latino-américaines, y compris à Montréal.

Du stand de tacos au match de boxe en passant par le vendeur de bijoux, Bad Bunny a transposé la vie quotidienne d’un quartier latino-américain classique directement dans le stade.

Le match est peut-être terminé, mais le message de l’artiste portoricain résonne encore chez des personnes comme Mabel Magana, propriétaire du Cinco de Mayo.

Elle dit que voir cette représentation authentique de la culture latino-américaine est profondément émouvant.

Et elle n’est pas la seule.

Luis Zuluaga, Montréalais d’origine colombienne, qualifie ce moment de visibilité sur l’une des plus grandes scènes du monde.

«Il est drôle, extraverti, original, créatif. Vous savez, il a beaucoup de qualités, mais il est surtout important pour la culture», dit-il à propos de Bad Bunny.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News

C’est un sentiment partagé par la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, qui a publié une vidéo d’elle-même en train de danser en ligne, demandant «tout le monde est prêt pour le Benito bowl ?».

Elle affirme que la performance de Bad Bunny est arrivée à un moment critique.

«Il a parlé de ce qu’est l’Amérique. Et l’Amérique, ce n’est pas les États-Unis. C’est nous tous», a dit la mairesse.

Andrea Pena, une Montréalaise d’origine colombienne, estime que ce message a touché une corde sensible dans un contexte de montée du sentiment anti-immigration.

«C’est comme une déclaration sur notre culture, notre peuple, qui nous sommes – et sur le fait que nous n’avons pas à changer notre culture, les choses qui font de nous ce que nous sommes, le sens de la communauté, la fougue, la beauté», a mentionné Andrea Pena.

Pour Salvador Oy Mejia, fondateur de Latinos en Montréal, il s’agit également du pouvoir d’être vu.

«C’était plus qu’une performance, vous savez, c’était plutôt un moment culturel», a-t-il dit.

Pour certains, cela a également été un rappel de ce que sont réellement les États-Unis et des villes comme Montréal.

«Il a envoyé un message très fort à travers le mot “unité” - c’est important, surtout en cette période où nous devons rester forts», a mentionné Alejandro Quijano, copropriétaire de Juanitos.

Pour beaucoup de ceux qui ont regardé le spectacle, le message à retenir est simple : la fierté, la joie et la liberté d’être exactement qui vous êtes.