Le monde du soccer est sous le choc à la suite de l’annonce du projet de Gianni Infantino, qui souhaite vendre les bénéfices de la Coupe du monde à des fonds d’investissement privés.
Cette annonce était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, a expliqué le journaliste sportif Romain Molina.
Les instances dirigeantes du soccer en Europe, en Amérique du Nord et en Asie s’opposent au projet et menacent de boycotter les événements de la FIFA.
En entrevue sur les ondes de Noovo Info jeudi, M. Molina souligne qu’il y a présentement un ras-le-bol collectif. On n’en peut plus de voir Infantino se tenir aux côtés de Donald Trump et de vouloir être entouré des «plus puissants» dans les grands sommets internationaux.
«La FIFA est une organisation à but non lucratif, officiellement du moins», a rappelé le journaliste. «C’est le projet de trop. La FIFA n’a pourtant pas de problème financier, il y a déjà beaucoup d’argent pour les fédérations. Rien n’a de sens à vouloir privatiser le tout.»

Qu’est-ce qui motive Infantino à tout de même vouloir aller de l’avant? «L’égo avant toute chose», réplique M. Molina. «Ce projet était discuté en privé avec l’administration Trump et il avait voulu développer une crypto et que la FIFA ait son propre système bancaire.»
Rappelons que la FIFA avait indiqué pendant le tournoi qu’Infantino avait reçu le soutien d’environ 200 membres, malgré la polémique suscitée par le droit de jouer de l’attaquant américain Folarin Balogun contre la Belgique, alors qu’il avait reçu un carton rouge lors du match précédent. Trump a reconnu avoir demandé à Infantino de revoir la suspension d’un match infligée à Balogun.
La FIFA a fixé au 18 novembre la date limite pour que des candidats potentiels se déclarent en vue de l’élection présidentielle, qui réunira les 211 membres et se tiendra en mars prochain à Rabat, au Maroc.
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