⚽ Coupe du monde

L’Iran fustige un «traitement discriminatoire» des États-Unis

La polémique survient alors que les joueurs doivent décoller dans l’après-midi pour Tijuana, à quelques jours du coup d’envoi, le 11 juin, de la compétition coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

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L’Iran a dénoncé samedi un «traitement discriminatoire» après le refus par les États-Unis de délivrer des visas à des membres de l’encadrement de l’équipe nationale pour la Coupe du monde de football, dans un contexte de reprise des hostilités dans le Golfe.

La polémique survient alors que les joueurs doivent décoller dans l’après-midi pour Tijuana, à quelques jours du coup d’envoi, le 11 juin, de la compétition coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

«Pourquoi ne dites-vous pas que les visas ont été refusés à une grande partie du personnel de direction et d’encadrement, à des conseillers techniques et d’autres personnes qui font partie intégrante de l’équipe nationale?», a écrit sur X l’ambassade d’Iran en Turquie, qualifiant ces refus de «plus haut niveau de traitement discriminatoire intentionnel» à son encontre.

Elle répondait ainsi à une déclaration la veille de l’ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, annonçant que l’équipe iranienne avait obtenu ses visas, la sélection devant jouer son premier match dans la compétition le 15 juin à Los Angeles.

M. Barrack avait salué le travail de l’ambassade pour traiter les demandes de l’équipe, en stage de préparation dans la station balnéaire d’Antalya, dans le sud de la Turquie depuis le 18 mai.

Mais d’après la télévision d’État iranienne, «15 membres de l’équipe administrative et d’encadrement se trouvent confrontés à des problèmes». Parmi eux, le président de la fédération Mehdi Taj, selon plusieurs médias à Téhéran.

Départ pour le Mexique

La Team Melli doit décoller samedi pour le Mexique, où se trouve son camp de base.

L’Iran a été l’un des premiers pays qualifiés pour le Mondial mais sa participation a été remise en question après le lancement de frappes israélo-américaines sur le pays le 28 février.

Les hostilités ont été interrompues par un cessez-le-feu le 8 avril, qui semble se déliter rapidement après des semaines de menaces et une reprise, ces derniers jours, des frappes tant américaines qu’iraniennes dans le Golfe.

Quelques heures après avoir confirmé l’octroi de visas aux footballeurs iraniens, les États-Unis ont annoncé de nouveaux bombardements contre l’Iran, qui a répliqué en ciblant des pays du Golfe.

Les incertitudes quant à l’obtention de visas ont forcé la sélection à déplacer son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique.

L’équipe sera basée dans cette ville frontalière du nord-ouest pendant toute la durée du tournoi, mais ses trois rencontres de la phase de groupes sont prévues aux Etats-Unis.

L’Iran doit disputer son premier match du Mondial le 15 juin face à la Nouvelle-Zélande à Los Angeles avant d’affronter la Belgique (le 21 à Los Angeles) et l’Egypte (le 26 à Seattle).

Avant leur départ samedi, l’Iran a disputé un dernier match de préparation contre le Mali à Antalya jeudi, que le pays du Moyen-Orient a remporté 2-0. L’équipe avait joué une première rencontre le 29 mai, battant la Gambie 3-1.