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Coupe du monde: le Jour J approche, les tensions géopolitiques persistent

La 23e édition de ce rendez-vous quadriennal démarrera jeudi avec le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du sud, au mythique stade Aztèque de Mexico.

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FIFA President Gianni Infantino holds the World Cup trophy as he makes comments during the opening ceremony of the International Broadcast Center, Monday, June 1, 2026, in Dallas. (AP Photo/Tony Gutierrez) Le président de la FIFA, Gianni Infantino, tient le trophée de la Coupe du monde alors qu'il s'exprime lors de la cérémonie d'inauguration du Centre international de diffusion, le lundi 1er juin 2026, à Dallas. AP Photo (Tony Gutierrez)

La planète football retient son souffle à l’approche du coup d’envoi du Mondial-2026, compétition hors normes à 48 participants et à l’organisation inédite dans trois pays (États-Unis, Mexique, Canada), dans un contexte de tensions géopolitiques et de guerre en Iran qui affectent les préparatifs.

La 23e édition de ce rendez-vous quadriennal démarrera jeudi avec le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du sud, au mythique stade Aztèque de Mexico.

«Nous allons garantir (…) que la célébration de l’inauguration de la Coupe du monde se passe bien, dans la paix et la tranquillité», alors que des manifestations massives d’enseignants sont prévues dans la capitale, a déclaré lundi la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum.

La partie sera précédée d’un spectacle d’une quinzaine de minutes, assuré par la superstar colombienne Shakira qui interprétera avec le chanteur nigérian Burna Boy l’hymne du Mondial «Dai Dai».

Chaque hôte aura droit à sa cérémonie, Toronto prenant le relai dès le lendemain avant Canada-Bosnie, suivi par Los Angeles avant États-Unis-Paraguay, en fin d’après-midi.

Un avant-goût d’une épreuve placée par la FIFA sous le signe du spectacle et du divertissement, le président de l’instance Gianni Infantino ayant promis «104 Super Bowls» pour faire de chaque rencontre un évènement mêlant sport, strass et paillettes, dans la grande tradition de l’«entertainment» à l’américaine.

La finale, qui désignera le successeur de l’Argentine de Lionel Messi, le 19 juillet au MetLife stadium d’East Rutherford (New Jersey), en constituera le point d’orgue avec un spectacle à la mi-temps, une grande première pour un Mondial.

L’Iran toujours dans le flou

Coupe du monde de tous les records, durant laquelle les États-Unis de Donald Trump vont se tailler la part du lion (78 matchs sur 104), le tournoi devrait permettre à la FIFA d’engranger des recettes faramineuses (8,9 milliards de dollars pour 2026, 13 milliards de dollars sur son cycle 2023-2026).

Reste à connaître le succès populaire de la compétition. En pleine polémique sur le prix exorbitant des billets, moins de 30% des adultes américains se disent intéressés par le Mondial, selon un sondage publié le 2 juin.

En attendant que le coup d’envoi soit donné, les équipes commencent à prendre possession de leurs camps de base et procèdent à d’ultimes réglages lors de rencontres de préparation.

L’attention se focalise essentiellement sur l’Iran, dans le contexte de la guerre déclenchée le 28 février par des attaques américano-israéliennes.

Le flou règne toujours sur les conditions d’accès aux États-Unis de la Team Melli, qui a pris ses quartiers dimanche à Tijuana (Mexique) au lieu de Tucson (Arizona) comme initialement prévu, en raison du refus des autorités américaines de délivrer des visas de longue durée.

L’équipe iranienne doit disputer ses trois matchs du premier tour aux États-Unis (Los Angeles et Seattle). Or, si les joueurs et l’encadrement ont bien reçu leurs visas, une quinzaine d’accompagnants n’ont pas obtenu le précieux sésame, dont le président de la fédération Mehdi Taj, qui a servi au sein des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.

Messi «va beaucoup mieux»

L’Irak a également connu des tracas administratifs à son arrivée aux États-Unis. Selon le Guardian, l’attaquant vedette des Lions de la Mésopotamie Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.

Un arbitre somalien, qui devait officier durant la Coupe du monde, a aussi été refoulé à son entrée aux États-Unis.

Omar Abdulkadir Artan disposait pourtant d’un visa en règle, selon un haut conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports de ce pays dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump.

Sur le plan strictement sportif, les doutes sur l’état physique de plusieurs stars se dissipent peu à peu. La légende argentine Lionel Messi, touché au tendon d’Achille gauche, «va beaucoup mieux» selon son sélectionneur Lionel Scaloni, et pourrait jouer quelques minutes face à l’Islande mardi en amical à Auburn (Alabama).

Le jeune prodige espagnol Lamine Yamal, remis d’une blessure à la cuisse gauche, sera lui apte pour l’entrée en lice des champions d’Europe contre le Cap-Vert, le 16 juin, d’après son sélectionneur Luis de la Fuente.

Quant à Neymar, qui soigne une blessure à un mollet, il pourrait reprendre l’entraînement cette semaine, d’après le patron de la seleçao brésilienne, Carlo Ancelotti.