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Coupe du Monde: «des héros canadiens» qui écrivent l’histoire

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Afrique du Sud 0 - Canada 1

Afrique du Sud 0 - Canada 1

En son et images : Afrique du Sud 0 - Canada 1

En son et images : Afrique du Sud 0 - Canada 1

Eustaquio délivre le Canada dans les arrêts de jeu

Eustaquio délivre le Canada dans les arrêts de jeu

Un but tardif qui offre une victoire inoubliable

Un but tardif qui offre une victoire inoubliable

L'entrée de Davies a mis l'Afrique du Sud sur les talons

L'entrée de Davies a mis l'Afrique du Sud sur les talons

« Ils sont maintenant des héros canadiens »

« Ils sont maintenant des héros canadiens »

Quand Alphonso Davies est entrée en jeu à la 75e minute, c’est le Canada entier qui a retenu son souffle.

Pas parce que la nation se trouvait en eaux troubles contre l’Afrique du Sud dans son match de seizièmes de finale, mais principalement parce qu’il était clair que la vedette canadienne allait insuffler un nouveau souffle aux siens.

Et ce souffle retenu par tout le Canada, il a été libéré quand une frappe basse de Stephen Eustaquio s’est retrouvée au fond du filet adverse dans le temps arrêté.

«Nous voulions obtenir cette victoire pour tous les Canadiens. Nous ne pouvions pas imaginer le scénario différemment. C’était un but incroyable. Mais quand j’ai tiré, j’ai senti que tout le monde a tiré avec moi. Tout le monde a mis un peu de puissance et le ballon s’est retrouvé au fond du filet», a confié le héros du match Eustaquio.

Lui et tous les joueurs sur le terrain ont rejoint leurs coéquipiers pour célébrer ce qui approchait un peu plus le Canada d’une journée historique.

Le sifflet final quelques instants plus tard a confirmé cette nouvelle page d’histoire qui s’était écrite sous les yeux des partisans de sports canadiens : pour la première fois de son histoire, le Canada venait de décrocher son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde de la FIFA.

«Je ne peux pas m’empêcher de penser à tout le travail de ces gars, à leur caractère. Ce sont des héros canadiens. Je suis si heureux pour eux», a souligné le sélectionneur canadien Jesse Marsch quelques instants après la rencontre, le regard plein de fierté.

«C’est incroyable. Nous sommes emballés de jouer encore, nous sommes libérés d’avoir réussi, c’était un match difficile, a ajouté Alistair Johnston. Nous avons la chance de jouer contre un des meilleurs pays au monde. Je dois me pincer pour y croire. Nous avons gagné un match éliminatoire à la Coupe du monde, nous allons continuer. Je suis si emballé !»

Du début à la fin de l’entrevue, Johnston n’a pas cessé une seconde de sourire.

Le défenseur a partagé avoir vécu ce que possiblement tous les Canadiens ont vécu en voyant Eustaquio marquer.

«C’est un moment de magie. Quelque chose traverse votre corps, et j’ai vu Steph courir à pleine vitesse vers nous… Pour l’histoire du sport canadien, on se souviendra où on était lors de ce moment. Nous n’écrivons pas seulement l’histoire du soccer canadien, nous écrivons l’histoire du sport canadien. C’est magique quand on y pense.»

Déjà la tête à la prochaine étape

Ce morceau d’histoire maintenant placé, les Canadiens n’ont pas l’intention de se contenter de cette victoire.

Dans un peu moins d’une semaine, ils auront rendez-vous avec une puissance mondiale pour disputer ce qui sera sans doute le match le plus important de l’histoire du pays.

Et ils le savent tous : contre le Maroc ou les Pays-Bas samedi prochain, ils seront sans doute largement négligés. Avec les partisans canadiens, ils seront possiblement les seuls à croire en leurs chances de poursuivre leur parcours.

Mais négligés ou non, les Canadiens attaqueront le prochain match avec la même confiance qui leur a permis d’éliminer l’Afrique du Sud dimanche.

«Quand ça vient à la ronde éliminatoire à la Coupe du monde, la croyance devient importante. Qui sait, dans une bonne journée, peut-être que nous pourrons réussir. Si on continue d’y croire, tout peut aller de notre côté», a rappelé un Eustaquio qui doit sans doute se sentir inatteignable après son but gagnant.

Et pour Marsch, l’heure n’est pas à la fête. Il a confié qu’il comptait prendre un vol en soirée pour se rendre à Monterrey, au Mexique, où s’affronteront les Pays-Bas et le Maroc lundi.

«Je serai dans le stade, je vais regarder ce qui se passe. Nous allons nous assurer que nos gars aient une bonne récupération, puis nous serons prêts à tout donner contre un géant. Que ce soit les Pays-Bas ou le Maroc. C’est ce que je voulais. Je voulais que cette équipe démontre qu’elle avait le droit de se mesurer à un géant. C’est ce que nous allons faire.»

Au Canada maintenant de poursuivre l’histoire.