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Un Rocket toujours en rodage hormis le brio de Jacob Fowler

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Un long numéro de rodage. C’est de quoi aura eu l’air le premier match de la saison du Rocket de Laval.

Arrivé à la ligne de départ sans match préparatoire, avec huit nouveaux joueurs qui étrennaient leurs nouvelles couleurs et sans deux morceaux importants restés avec le grand club, l’équipe réserve du Canadien a joué comme ce qu’elle est : un assemblage en apprentissage.

Malgré un regain de vie en troisième période – il n’avait cadré que huit tirs après les 40 premières minutes –, le Rocket a été blanchi par la marque de 2-0 par le Crunch de Syracuse.

Elle est révolue, l’époque où l’effectif du Rocket était composé d’espoirs à l’avenir sinon prometteur, à tout le moins intrigant. Ceux qui appartenaient à cette catégorie vendredi sur la glace de la Place Bell n’y joueront probablement pas pour encore très longtemps.

La plus scintillante de ces étoiles montantes a probablement été le meilleur joueur du match. Sans Jacob Fowler, le Rocket n’aurait pas été dans le coup aussi longtemps qu’il l’a été.

Le gardien américain, victime du ménage à trois que le directeur général Kent Hughes avait promis de casser chez le Canadien, a calmement volé le Crunch d’au moins une demi-douzaine de buts au cours d’une performance de 29 arrêts. Fowler a notamment éteint les feux sur des échappées de Jakob Pelletier et Tristan Allard, en plus de jouer au pompier sur les unités spéciales.

Il a cédé une première fois en début de match quand il a dû se débrouiller avec l’apparition soudaine de Nick Abruzzese à la suite d’un vilain revirement d’Alex Belzile.

Le Rocket se défendait avec deux hommes en moins lorsqu’il a été pris en défaut une deuxième fois, encore une fois par Abruzzese, au dernier vingt.

David Reinbacher, lui, a passé le match sur la première paire de la brigade défensive à la droite de Luke Mittelstadt. Le temps d’utilisation n’est pas compilé dans les statistiques officielles de la Ligue américaine, mais on ne serait pas surpris d’apprendre qu’il a passé près de 30 minutes sur la patinoire. Il a notamment été utilisé à outrance en désavantage numérique, l’une des chaises qu’il avait occupées au camp du Canadien et pour laquelle il est destiné dans la LNH.

Le défenseur autrichien, qui avait exprimé sans gêne son ambition de commencer la saison dans la Ligue nationale, aura sans doute besoin d’un certain temps pour gérer sa déception et s’ajuster au calibre moins élevé et au jeu souvent échevelé de la Ligue américaine. Sans connaître un mauvais match, il ne peinera pas à détecter les imperfections dans son jeu lorsqu’il le revisionnera.