Après les deux matchs disputés à Raleigh, chaque équipe a su soutirer une victoire, mais aussi, des informations sur son adversaire afin de pouvoir ajuster le tir pour la suite de la série.
S’ils ont échappé le premier match avec un pointage peu enviable de 6 à 2, les Hurricanes ont tout de même su montrer deux éléments contre lesquels les hommes de Martin St-Louis doivent apporter des correctifs : les débuts de match et le jeu physique.
Pour le premier point, cette situation avait aussi généré des préoccupations à certains moments dans la série contre les Sabres de Buffalo. Les Hurricanes ont su faire scintiller la lumière rouge derrière Jakub Dobes après seulement 33 secondes lors du premier affrontement et dans le second duel, Eric Robinson a fait de même après 2 minutes 33 secondes.
Bien que conscient de la situation, l’entraîneur du Tricolore a abordé la question devant les médias avec un trait d’humour philosophique quant aux débuts de rencontre de son équipe.
« Ce n’est pas l’idéal, mais j’aime mieux perdre de bonne heure, que de perdre à la fin », a-t-il évoqué.
Donc en attente de voir si tant le début que la fin du troisième match plaira à l’entraîneur, ce dernier a abordé un peu plus de front la question de la robustesse. Les chiffres ne veulent pas tout dire, mais ils parlent tout de même dans le cas présent. En deux affrontements, les Hurricanes ont distribué 90 mises en échec contre 34 pour leurs adversaires.
St-Louis soutient que le tout part avec les décisions sur la glace, tant en zone offensive que défensive.
« Pour appliquer de l’échec-avant, il faut mettre la rondelle aux bonnes places pour pouvoir ensuite décerner des mises en échec. Sur les premières touches dans notre zone, il faut apporter du jeu physique. Il faut faire une meilleure job de ce côté », a-t-il précisé.
Présent devant les médias quelques instants plus tôt, l’attaquant Juraj Slafkovsky était en accord avec son entraîneur qu’il doit y avoir une amélioration dans cette facette, mais il soulève aussi un autre point qui aidera à son avis encore plus son équipe à connaître du succès.
« Ce n’est pas qu’une question de mises en échec. On peut patiner davantage avec la rondelle et à ce moment, on n’a pas à donner des coups d’épaule. Évidemment, on peut être plus physique, mais je ne pense pas que ce soit l’enjeu principal », a mentionné l’attaquant qui a enregistré une mise en échec depuis le début de la série.
Un point qui a retenu l’attention également dans le revers de 3 à 2 en prolongation dans le dernier match, ce sont les 12 tirs seulement obtenus contre la cage de Frederik Andersen. Il a évidemment été question depuis cet affrontement des manières de générer plus d’attaque et même si les joueurs semblent confiants en vue du match en soirée au Centre Bell, Slafkovsky n’allait pas dévoiler de tels secrets aux journalistes.
« Nous en avons parlé ce matin, a-t-il commencé devant les médias. C’est rendu populaire maintenant les gars qu’on ne vous dise pas ce que nous allons changer, donc je ne vais pas vous le dire. Je pense que nous avons la recette. »
« Avec la quantité de talent dans ce vestiaire, ça devrait être facile, mais c’est à nous d’être en mesure de le faire dans le match ce soir », a-t-il convenu.
Il faut donc attendre encore quelques heures avant d’avoir la réponse de Slafkovsky sur la glace.





