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L'attaquant du Canadien Juraj Slafkovsky est critique envers son jeu

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Le gardien des Maple Leafs de Toronto Sergei Bobrovsky (72) effectue un arrêt sur un tir de l'attaquant du Canadien de Montréal Juraj Slafkovsky (20) durant un match de hockey de la LNH, le 29 septembre 2026, à Toronto. LA PRESSE CANADIENNE/Nathan De... Le gardien des Maple Leafs de Toronto Sergei Bobrovsky (72) effectue un arrêt sur un tir de l'attaquant du Canadien de Montréal Juraj Slafkovsky (20) durant un match de hockey de la LNH, le 29 septembre 2026, à Toronto. Crédit image | LA PRESSE CANADIENNE (Nathan Denette)

Juraj Slafkovsky a plus de 300 matchs d’expérience dans la LNH, si l’on inclut les séries éliminatoires, mais il n’est âgé que de 22 ans et il admet avoir encore de la difficulté à ne pas laisser la frustration prendre le dessus quand il connaît un match difficile.

L’attaquant slovaque connaît un début de saison laborieux, se retrouvant au coeur de quelques séquences où le Canadien de Montréal a mal paru lors des trois premiers matchs de la saison.

Slafkovsky avait exprimé sa frustration après la défaite en prolongation de 6-5 du Tricolore face aux Penguins de Pittsburgh, samedi. Mercredi, il a admis avoir eu de la difficulté à retrouver son calme et ses bonnes habitudes sur la patinoire après avoir commis une gaffe à sa première présence prolongée sur la glace, ce qui a mené au premier but des Hurricanes de la Caroline, mardi soir.

«Ça n’a certainement pas aidé. Et ensuite, vous tentez de remonter tout le match et vous tentez des choses que vous ne devriez pas faire et ça ne fonctionne pas plus. Vous perdez des rondelles et vous paraissez mal», a dit Slafkovsky.

«Je dois mieux aider mon trio et je dois être plus intelligent avec la rondelle. Peut-être que je devrais la rejeter plus loin et que ce serait mieux pour la suite du jeu au lieu de tout le temps vouloir la transporter comme hier (mardi)», a-t-il ajouté.

Le premier choix lors du repêchage de la LNH en 2022 a admis qu’il était très critique de son propre jeu. L’entraîneur-chef Martin St-Louis a souligné que son étalon devait mieux choisir ses moments pour tenter de transporter l’équipe sur ses épaules.

«'Slaf’ veut faire la différence, mais il y a un processus pour faire la différence, a dit St-Louis. Ce n’est pas lors de toutes les situations que vous allez vous retrouver en possession de la rondelle avec de l’espace et que vous allez pouvoir attaquer avec de la vitesse.

«Vous devez jouer selon ce qui s’offre à vous. Si vous faites ça, vous allez augmenter vos chances de faire la différence. (...) Vous devez faire le jeu qui s’offre à vous, et non tenter de manufacturer quelque chose qui n’est pas là», a poursuivi St-Louis.

Slafkovsky a aussi mentionné qu’il avait tendance à vouloir plus contrôler le jeu quand il ne se retrouvait pas sur le même trio que Nick Suzuki et Cole Caufield, comme c’est souvent le cas depuis le début de la saison.

Encore une fois, St-Louis a noté que Slafkovsky n’avait peut-être pas la bonne approche.

«De notre ligne des buts jusqu’au haut des cercles en zone adverse, le jeu de ‘Slaf’ ne devrait pas changer, peu importe son trio», a insisté St-Louis, avant d’ajouter qu’ensuite, ses habitudes en zone offensive pouvaient être différentes, selon ses compagnons de trio.

St-Louis a noté que le Slovaque avait pu exploiter différentes facettes de son jeu quand il a joué avec Ivan Demidov et Oliver Kapanen la saison dernière.

L’entraîneur-chef du Canadien avait l’intention de réunir ces trois joueurs pour commencer la saison et ils avaient bien paru lors du premier match préparatoire au Centre Bell. Cependant, Kapanen et Demidov sont depuis tombés au combat.

Slafkovsky évoluait avec Alex Newhook et Kirby Dach, mardi. Tout indiquait lors de l’entraînement du Canadien mercredi que les trois seraient de nouveau réunis jeudi contre les Predators de Nashville.

«J’aime ça, mais nous avons le potentiel de jouer beaucoup mieux», a dit Slafkovsky lorsqu’il a été interrogé sur sa complicité grandissante avec Newhook.

Lors des trois premiers matchs de la saison, le Canadien a tenté 17 tirs, contre 26 pour l’adversaire, en 24:33 quand Newhook et Slafkovsky sont ensemble sur la glace. L’équipe n’a toujours pas marqué et elle a accordé un seul but.

«Nous continuons de travailler et de chercher des façons de mieux utiliser nos habiletés, a dit Newhook. Nous aimerions contrôler un peu plus la rondelle. Je pense que si nous y arrivons, nous serons plus dangereux.»

Alexis Bélanger-Champagne

Alexis Bélanger-Champagne

Journaliste