Le nombre de victoires nécessaires aux Canadiens de Montréal afin de soulever la Coupe Stanley se compte désormais sur les doigts d’une main. Une information que ne peut supporter d’irréductibles partisans des Nordiques qui n’ont jamais abandonné leur haine pour le Tricolore.
Pascal Nolin, Martin Girard et Jérôme Landry partagent le même avis: une parade de la Coupe Stanley sur la rue Sainte-Catherine à Montréal serait un véritable cauchemar à leurs yeux.
Et en ce moment, les succès du CH mené par Lane Hutson, Nick Suzuki, Ivan Demidov, Cole Caufield, Jakub Dobes et Juraj Slafkovsky rendent «les nuits difficiles», admet Pascal Nolin.
«Chaque match devient un cauchemar dès qu’ils ont une avance. Les haïr de même, ça se dit pas», partage l’admirateur des Nordiques tout en arborant le mythique chandail bleu poudre.
M. Nolin dit avoir fièrement vécu la rivalité Québec-Montréal. Les deux clubs se détestaient et étaient sujet à dispute dans les familles québécoises. «C’était la plus belle rivalité dans le sport. Le Colisée et le Forum sautaient quand les deux équipes s’affrontaient.»
«Dans les années 1980, le CH était l’équipe la plus détestable de la LNH. J’ai grandi avec la bataille du Vendredi saint», se souvient Jérôme Landry, fondateur de la Nordiques Nation.

Or, les Nordiques ont quitté pour le Colorado en 1995. Et aujourd’hui, plusieurs amateurs attendent le retour d’une équipe de la LNH dans la Vieille Capitale.
Pendant ce temps, les Canadiens tentent de vaincre les Hurricanes de la Caroline pour accéder à la finale de la Coupe Stanley. Selon Pascal Nolin, Martin Girard et Jérôme Landry, un triomphe du Bleu-Blanc-Rouge n’arrivera pas.
«De voir les fafans s’émanciper, être heureux, ça me stresse, mais ça n’arrivera pas», a lancé M. Nolin.
«J’ai mon garçon qui est fan du Canadien. On ne peut pas réussir une éducation à 100%», a conclu Martin Girard.

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