Lane Hutson pouvait bien assumer tout le blâme qu’il voulait pour cette défaite, la réalité, c’est que le Canadien doit rehausser son exécution pour avoir une chance de vaincre les Hurricanes de la Caroline.
«Ils n’ont vu qu’un aperçu, on possède assurément un autre niveau à notre jeu», a assuré Hutson dans l’une de ses rares réponses positives de sa mêlée de presse.
En prolongation, Hutson a commis une bourde qui ne lui ressemble guère. Sa passe vers Juraj Slafkovsky était trop audacieuse et Andrei Svechnikov a pu entamer l’attaque menant à son but décisif alors que plusieurs des coéquipiers de Hutson ne sont pas parvenus à effacer son erreur.
Mais c’était déjà un petit miracle que le Canadien provoque une deuxième prolongation consécutive avec une si maigre récolte de lancers.
Après la production de 12 lancers dans le deuxième match, l’entraîneur Martin St-Louis ne voulait pas que cet élément soit trop amplifié. Cependant, après n’avoir récolté qu’un lancer de plus dans le troisième chapitre de la série, il a reconnu qu’il fallait justement corriger le tir.
«J’aimerais ça qu’on lance plus souvent, c’est sûr. Sans lancer de partout, on voudrait plus de volume (vers leur filet)», a-t-il noté.
«On a créé des chances, mais il faut en créer plus. C’est difficile à quantifier, mais on a été meilleurs en possession offensive dans ce match. Mais on s’est un peu tirés dans le pied, il faut éviter ça», a admis St-Louis.
Quand le match s’est terminé, les Canes avaient décoché 38 lancers sur le filet de Jakub Dobes contre seulement 13 pour le CH. Rien pour vivifier le moral du clan montréalais.
«Ça peut devenir difficile mentalement. On est des athlètes professionnels, on est défiés mentalement constamment. Tu ne peux pas laisser ça affecter ta prochaine décision», a poursuivi l’entraîneur.
Dans le vestiaire du Tricolore, les joueurs ont tenté de garder la tête haute en pensant aux bonnes chances de marquer obtenues.
«On a eu amplement de chances donc je ne crois pas que ça nous inquiète énormément», a proposé Hutson.
«On a eu de très bonnes chances tout de même et Dobes a réussi de gros arrêts. Il a été bon durant toutes les séries, c’est juste poche, j’ai bousillé son travail, mais je ne peux pas reprendre ce jeu», a-t-il dit quelques instants plus tôt.
«Dans l’ensemble, on a pratiquement plus de chances de grande qualité qu’eux», a déclaré Phillip Danault en poussant un peu la note.
Les lancers à profusion ne font pas partie de l’approche du Canadien. Par contre, tous les joueurs et les entraîneurs ont réalisé que des ajustements sont nécessaires. Sans changer de visage drastiquement, St-Louis voudrait surtout que sa troupe s’offre davantage de chances de qualité de tirer au filet.
Pour y parvenir, ça nous semble une évidence que le CH devra envoyer plus de rondelles profondément en zone offensive.
«C’est une excellente équipe notamment pour récupérer les rondelles après une chance de notre part. Ils ont de très bons défenseurs pour protéger leur filet», a précisé Danault pour illustrer l’ampleur du défi.
«C’est difficile de générer de l’attaque et on devra trouver une manière d’y parvenir. On veut générer plus de lancers et les bonnes intentions sont présentes, il faut simplement mieux exécuter», a indiqué Cole Caufield.
Peu importe la manière qui sera suggérée par les entraîneurs, le Canadien ne pourra l’emporter que s’il améliore l’ensemble de son rendement.
«Contre un tel adversaire, tu as besoin que tout fonctionne. Tu ne peux pas juste te fier au jeu de puissance. Tu dois défendre efficacement et on n’a pas très bien fait ça en première période. Je sais qu’on peut mieux jouer, on ne s’attendait pas que ce soit facile», a retenu St-Louis.
«Ils sont près du sommet depuis quelques années pour une raison. Toutes les équipes peuvent confirmer qu’ils sont difficiles à affronter», a conclu Caufield alors que le prochain match sera crucial.






