🔵⚪️🔴 Canadiens de Montréal

Carrier des Hurricanes prêt à affronter les Canadiens, même sans l’appui de famille et amis

«D’après moi, tous mes chums votent pour Montréal, et d’après moi, ma femme aussi.»

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« Je serais très surpris qu’ils soient rouillés »

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« Andersen n'a pas été vraiment testé. Au CH de se mettre en action »

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« On veut imposer notre style, le plus vite possible »

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« Ça paraît qu'ils sont fiers de jouer pour les Canadiens »

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Carrier : « D’après moi, mes chums et ma femme votent pour Montréal »

Carrier : « D’après moi, mes chums et ma femme votent pour Montréal »

William Carrier savait ce qui l’attendait en vue de la finale de l’Est contre les Canadiens de Montréal.

Rencontré par les médias, dont notre collègue Luc Gélinas, à quelques heures du premier match, jeudi, le Québécois est bien conscient de l’effervescence qui entoure la présence du Tricolore au troisième tour éliminatoire.

Comme il le souligne, son téléphone n’a pas arrêté de sonner depuis qu’Alex Newhook a fait mouche en prolongation lors du septième match contre les Sabres de Buffalo lundi soir. Par contre, cet adversaire amène une réalité pour l’attaquant de 31 ans.

Il ne pense pas que devant l’équipe au cœur de nombreux partisans au Québec, sa famille parviendra à encourager à 100 % les Hurricanes. En fait, il s’attend même à simplement être dans le camp ennemi pour cette confrontation.

«D’après moi, tous mes chums votent pour Montréal, et d’après moi, ma femme aussi», a évoqué Carrier avec le sourire.

Nullement dérangé par la situation, le Québécois était visiblement au contraire heureux que ses enfants puissent avoir la chance d’éventuellement vivre un match sur place au Centre Bell lorsque la série se transportera à Montréal pour les matchs no 3 et 4, soit lundi et mercredi prochain.

Même si le CH obtient le vote de la famille, rien n’empêche d’encourager papa au cours d’un match pour qu’il connaisse du succès. Carrier aura toutefois une petite mise en garde pour sa famille en vue de ces matchs.

«C’est spécial, les enfants vont venir au Centre Bell. Je veux qu’ils vivent ça et ce sera spécial. Je tente de l’expliquer que ça va crier beaucoup plus et de peut-être ne pas porter leur chandail de la Caroline lorsqu’ils vont venir à Montréal, le moins possible», a-t-il lancé sur un ton léger.

Les partisans devraient aussi être comblés dans cette série si on se base sur les commentaires de l’attaquant des Canes. Carrier voyait d’un bon œil l’affrontement entre les styles de jeu implantés dans chaque équipe par les entraîneurs Rod Brind’Amour et Martin St-Louis.

«J’adore ce qu’ils font! C’est la nouvelle génération et c’est du beau hockey. Je regarde les matchs et ils tentent des jeux. C’est la même chose que nous faisons ici. On essaie de ne rien donner, mais lorsqu’il y a des surnombres, Rody (Rod Brind’Amour) nous laisse jouer. Dans le temps, c’était la trappe contre la trappe, ce n’est pas ça qu’on joue», a-t-il expliqué avec joie.

S’il semblait si décontracte avant le lancement de la finale de l’Est, c’est que Carrier en a vu d’autres. Avant de se joindre aux Hurricanes la saison dernière, où il a connu cette étape du bal printanier, il avait expérimenté le tout avec les Golden Knights de Vegas. Il a d’ailleurs soulevé le précieux trophée avec l’équipe en 2023. Cette expérience peut rapporter à ses yeux si le jeu se corse en fin de match.

«Ça vient avec la confiance. Tu as moins les papillons et je pense que ça paraît plus en prolongation. Les jeunes joueurs vont arrêter de jouer un peu, car ils ne veulent pas faire d’erreur», a-t-il analysé.

Carrier a été blanchi en huit matchs lors du présent parcours éliminatoire des Canes. Parions qu’il aimerait changer la situation en soirée. Il pourra vérifier auprès de ses proches par la suite si sa production a généré plus d’enthousiasme que de frustration…