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L’Italie domine le contre-la-montre par équipes mixtes des Mondiaux de cyclisme

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Les cyclistes italiens Mattia Cattaneo, Filippo Ganna et Matteo Sobrero (de gauche à droite) filent vers la médaille d'or lors de l'épreuve de contre-la-montre par équipes mixtes aux Championnats du monde de cyclisme sur route de l'UCI à Montréal, le... Les cyclistes italiens Mattia Cattaneo, Filippo Ganna et Matteo Sobrero (de gauche à droite) filent vers la médaille d'or lors de l'épreuve de contre-la-montre par équipes mixtes aux Championnats du monde de cyclisme sur route de l'UCI à Montréal, le mardi 22 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov (Christopher Katsarov)

Au terme de quelque 50 éreintantes minutes, l’Italie est sortie grande gagnante du contre-la-montre par équipes mixtes des Championnats du monde de cyclisme sur route de Montréal, au cours duquel les Canadiens ont connu des ennuis.

Douzièmes à s’élancer sur le parcours de 40,6 kilomètres, Mattia Cattaneo, Filippo Ganna, Matteo Sobrero, Vittoria Guazzini, Elisa Longo Borghini et Monica Trinca Colonel ont stoppé le chrono à 51 minutes, 32,28 secondes (51:32,28) pour s’emparer du titre mondial.

Les Italiens ont devancé de 8,63 secondes les Français Bruno Amirail, Rémi Cavagna, Jordan Labrosse, Juliette Berthet, Marion Borras et Cédrine Karbaol. Les Suisses (Stefan Bisseger, Stefan Kung, Mauro Schmid, Jasmin Lichti, Marlen Reusser et Noemi Rüegg) ont complété le podium, 19,90 secondes derrière les vainqueurs.

L’équipe canadienne (Pier-André Côté, Olivia Baril, Nickolas Zukowski, Nadia Gontova, Alison Jackson et Michael Leonard) a terminé en neuvième place. Elle a franchi le fil d’arrivée après 52:39,96 d’efforts, à un peu plus de deux minutes des Italiens.

La compétition n’a pas été de tout repos pour les Canadiens. Zukowski a notamment dû renoncer après la première portion d’environ six kilomètres, forçant ses deux coéquipiers à terminer à deux. Baril a aussi mené ses coéquipières jusqu’au dernier sprint, avant de laisser Gontova et Jackson terminer la course.

«Ce n’était pas tout à fait le plan, a admis Zukowski après la course. C’est dur de gérer un effort comme ça, on n’en fait jamais (de contre-la-montre par équipes). Les trois, c’était la première fois.

«Pour ma part, j’ai eu une contre-performance. Ça n’a pas aidé. (...) J’ai essayé de synchroniser mon relais afin de récupérer pour poursuivre jusqu’au sommet, mais je n’étais pas capable. On a essayé de voir comment j’aurais pu rester pour repartir, mais ça va vite, il y avait beaucoup de vent. Ce ne sont que 20 km, mais les efforts sont ardus. L’information ne s’est pas passée.»

«On a sous-estimé à quel point c’est difficile de récupérer dans les roues, a pour sa part analysé Côté. C’est quelque chose qu’on est habitué de faire à huit dans les grands tours ou à sept dans les courses à étapes régulières. (À trois), nos tours reviennent plus souvent; on se retrouve à être pratiquement toujours à l’effort. (...) Je pense qu’on était tous un peu limite.»

Côté croit qu’il aurait été préférable de garder Zukowski dans le coup, mais il ne blâme ni l’équipe ni son coéquipier pour cet impair.

«C’est en entrant sur l’autoroute (Bonaventure) où je pense qu’on a manqué un peu de communication. Dans les autos, ils ont décidé qu’on allait continuer à deux. Selon moi, c’est un manque d’expérience. Le moment où c’était important d’être trois coureurs, c’est à partir de ce moment-là. Avant, c’était comme être seul en raison des nombreux virages et tout. Après, c’était davantage comme un contre-la-montre plus classique, c’est là qu’on avait besoin d’être trois.

«Ça aurait été 100 % idéal, mais je ne sais pas non plus à quel point l’écart s’est ouvert. Je suis convaincu que les gens dans l’auto ont pris la bonne décision. Ils avaient une meilleure vision globale que nous. Ça aurait été bien d’être trois coureurs, mais ce n’est rien contre Nick. Il a roulé vraiment fort dans le premier segment. Peut-être que le temps qu’on a perdu en deuxième moitié, on l’avait gagné dans la première.»

En contre-la-montre par équipe, le chrono du deuxième coureur est celui attribué à l’équipe. On peut donc «perdre» un participant et obtenir un classement officiel.

«Au final, c’était le risque à prendre pour terminer le plus fort possible. (...) Je pense que chacun d’entre nous, il nous reste encore beaucoup de Mondiaux à courir. On va prendre cette expérience», a résumé Leonard.

Le trio féminin a presque terminé la course en entier, mais Baril, qui a mené les troupes dans l’une des dernières portions très exigeantes, a laissé ses coéquipières aller pour le dernier droit.

«On a opté de prendre des relais plus longs et ça a bien fonctionné, a d’abord expliqué Baril. (Vers la fin), il y avait une portion très venteuse, où j’ai pris un gros relais d’une minute et demie avant que les filles n’attaquent la dernière portion technique.

«On s’était dit que la personne qui sera là à ce moment, elle prendra ce dernier ‘tour de la mort’. (...) Ça a adonné que c’était moi. Je savais que derrière, elles récupéraient, (...) alors je me suis sacrifiée.»

Par ailleurs, l’Espagnol Benjamin Noval a remporté le contre-la-montre junior masculin de 20,3 kilomètres en 25:17,35, pour une vitesse moyenne de 48,163 km/h. Le podium a été complété par le Belge Vic de Smet, à 6,35 secondes, et le Danois Malthe Risbjerg, à 16,97.

Pour leur part, les Canadiens Zacharie Moreau et Carter Deveer ont fini 25e et 50e, dans l’ordre. 

Plus tard en journée, les filles participeront au contre-la-montre de 10,7 kilomètres dans les rues de la métropole. Le Canada sera représenté par Elly Moore et la Québécoise Élodie Malois chez les filles.

Mercredi, les compétitions feront relâche. Elles reprendront 24 heures plus tard avec la course sur route chez les dames de moins de 23 ans et la course sur route chez les garçons.

Frédéric Daigle

Frédéric Daigle

Journaliste