John Tavares se souvient que tout était nouveau pour lui.
Sélectionné en premier par les Islanders de New York lors du repêchage de la LNH en 2009, ce centre vedette, alors un adolescent aux grands yeux, vivait d’innombrables moments inédits, alors qu’il commençait à réaliser son rêve.
L’attention. Les foules. Les questions. Le travail acharné. L’adulation. Les doutes potentiels.
Bref, le vétéran des Maple Leafs de Toronto a une petite idée de ce qui attend la précieuse recrue de l’équipe ontarienne cette saison. Tavares cherche aujourd’hui à rendre la pareille et à faciliter un peu la vie d’un autre jeune espoir talentueux lorsque le coup d’envoi de la saison de la LNH sera donné, plus tard ce mois-ci.
La famille du vétéran accueillera chez elle Gavin McKenna, premier choix au repêchage, à la suite d’une discussion avec le nouveau directeur général, John Chayka, alors que l’ailier âgé de 18 ans originaire de Whitehorse, au Yukon, se prépare à disputer sa première saison professionnelle.
«Je repense à l’époque où j’étais à New York (avec les Islanders) et où j’ai vécu chez Doug Weight pendant quelques années… le fait d’être entouré de sa famille et de lui-même, et ce que ç’a représenté pour moi, a déclaré Tavares plus tôt cette semaine lors de la tournée médiatique des joueurs organisée par la LNH et l’AJLNH. On ne s’en rend pas toujours compte sur le moment, mais cela vous ouvre les yeux sur tant de choses différentes.
«Vu toute l’attention qu’il (McKenna) va recevoir, j’espère qu’il pourra rentrer chez lui pour se détendre et déconnecter… et simplement profiter de cet environnement familial», a-t-il poursuivi.
Tavares et ses coéquipiers ont connu une saison 2025-2026 catastrophique, qui avait pourtant commencé avec des espoirs de conquête de la coupe Stanley avant de dérailler de manière spectaculaire, les conduisant à leur premier printemps sans séries éliminatoires depuis une décennie.
Les Leafs ont connu une multitude de changements à tous les niveaux — et ont bénéficié d’un coup de chance en obtenant McKenna — depuis qu’ils ont franchi péniblement la ligne d’arrivée en dernière position de la section Atlantique, avec un maigre total de 78 points, en avril dernier.
Tavares, qui, avec sa femme Aryne et leurs enfants, a déjà accueilli chez lui Matthew Knies et Easton Cowan par le passé, reste l’une des figures incontournables de l’équipe. Il a ajouté que la présence de cette recrue à la maison sera bénéfique pour lui, un vétéran qui s’apprête à fêter ses 36 ans.
«La façon dont ils voient les choses, dont ils jouent, leur regard sur les situations, le fait de vivre certaines expériences pour la première fois, a énuméré Tavares, qui a terminé premier des Maple Leafs avec 31 buts et deuxième au chapitre des points avec 79 la saison dernière, à propos de la présence de jeunes joueurs au sein de sa famille. C’est très agréable de voir cet enthousiasme, cette énergie, cette excitation.
«Pour moi, pouvoir offrir cette opportunité, c’est comme boucler la boucle», a-t-il enchaîné.
McKenna, cependant, s’apprête à vivre une expérience très différente dans l’un des plus grands marchés de ce sport — avec, en plus, les variables supplémentaires liées à l’ère des réseaux sociaux — par rapport à ce qu’a connu Tavares.
«C’est pourquoi j’ai d’autant plus tenu à lui proposer cette solution de logement, si cela avait du sens pour lui et pour l’organisation, a-t-il expliqué. L’attention médiatique peut parfois être très intense, surtout quand on a seulement 18 ans et qu’on vient d’une région plus isolée du Yukon.
«On veut simplement qu’il profite pleinement de tout ce qu’il y a de formidable à être un joueur des Maple Leafs», a-t-il résumé.

