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Les organisateurs du Grand Prix du Canada se préparent à la date de course avancée

La Formule 1 a avancé la date de la course de Montréal de la mi-juin au 24 mai afin de réduire les déplacements et l’impact environnemental en rapprochant l’événement du Grand Prix de Miami.

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Le pilote néerlandais de Red Bull Racing, Max Verstappen, lors du Grand Prix du Canada de Formule 1 à Montréal, le dimanche 15 juin 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le pilote néerlandais de Red Bull Racing, Max Verstappen, lors du Grand Prix du Canada de Formule 1 à Montréal, le dimanche 15 juin 2025. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Les organisateurs du Grand Prix du Canada se disent prêts à accueillir le public pour leur nouvelle date avancée dans le calendrier de Formule 1, même si cela risque d’entrer en chevauchement avec les séries éliminatoires du Canadien de Montréal.

La Formule 1 a avancé la date de la course de Montréal de la mi-juin au 24 mai afin de réduire les déplacements et l’impact environnemental en rapprochant l’événement du Grand Prix de Miami.

Ce nouveau calendrier permet aux équipes de disputer des courses consécutives en Amérique du Nord, évitant ainsi les écueils du calendrier précédent qui les obligeait à faire des allers-retours pour les courses en Europe.

Sandrine Garneau, cheffe de l’exploitation de Bell GPCanada, a expliqué que le personnel a pu commencer à monter les installations du circuit à l’automne plutôt qu’au printemps pour s’adapter à cette date avancée.

Elle a précisé que la météo fin mai n’est généralement pas beaucoup plus froide qu’en juin, mais que les organisateurs s’assurent également que les structures d’accueil soient adaptées aussi bien à une chaleur extrême qu’au froid ou à la pluie.

«Comme vous le savez, la météo à Montréal est très variable durant cette période, a-t-elle déclaré mercredi en entrevue, à la suite d’un événement à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il pourrait faire 32 degrés samedi, ou seulement 4 degrés vendredi. Nous serons prêts à affronter toutes les conditions météorologiques.»

Jusqu’à présent, les nouvelles dates ne semblent pas avoir affecté négativement les ventes de billets. Mme Garneau a indiqué que les billets pour les gradins sont tous vendus, et qu’il reste peu de places dans les loges et en admission générale.

Elle précise qu’il reste encore des billets pour une nouvelle série de concerts, après que les organisateurs ont augmenté la capacité d’accueil.

Mme Garneau affirme que les organisateurs ont tiré des leçons de l’édition 2024, marquée par la congestion et les inondations.

Ces difficultés ont forcé les organisateurs à modifier «probablement 70 à 80 % de leurs activités», a-t-elle expliqué, notamment en doublant le nombre de tentes pour les équipes de F1, en réaménageant le paddock et en augmentant les points d’accès à l’île pour améliorer la circulation.

Elle a indiqué que les enjeux de 2024 ont également contribué à mobiliser les organisateurs afin de combler un «fossé» qui s’était creusé entre le Grand Prix du Canada et les autres courses pendant la période de la COVID-19, les épreuves montréalaises ayant été annulées deux années de suite, en 2020 et 2021.

«Nous pouvons désormais affirmer que nous sommes en concurrence avec les autres Grands Prix, et nos objectifs avec Bell GPCanada sont très clairs. Nous voulons croître, être compétitifs et devenir un Grand Prix de premier plan», a-t-elle ajouté.

Le président du Grand Prix du Canada, Jean-Philippe Paradis, a décrit l’événement devant la Chambre de commerce comme «l’événement touristique le plus marquant au Canada, ayant attiré plus de 350 000 spectateurs et 100 millions de téléspectateurs l’an dernier. 

Il a précisé qu’environ 5000 personnes participent à l’organisation de l’événement, notamment le personnel médical, les contrôleurs de la circulation, les bénévoles et les agents de sécurité.

Selon lui, la course de Montréal est unique grâce à l’atmosphère dynamique de la ville et à la proximité du circuit avec le centre-ville.

M. Paradis a indiqué espérer tirer parti des atouts de la ville dans les années à venir, visant une fréquentation de plus de 400 000 personnes et l’ajout d’un festival et, possiblement, d’un gala de charité.

«Nous n’avons peut-être pas les mêmes moyens financiers que d’autres villes, mais personne ne peut rivaliser avec notre culture, notre ville, ce qui s’y passe, notre gastronomie», a-t-il affirmé sur scène.

Les organisateurs peuvent également envisager l’avenir à long terme, après l’annonce, l’an dernier, d’une prolongation de contrat de quatre ans avec la F1, ce qui garantit la présence de la course au calendrier au moins jusqu’en 2035.

Possible chevauchement avec la LNH

Cette date avancée soulève aussi la possibilité d’un chevauchement avec les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (LNH), si le Tricolore parvient à battre les Sabres de Buffalo pour se qualifier pour la finale de la Conférence de l’Est.

Mme Garneau a mentionné qu’en tant que partisane, elle espère que le Canadien l’emportera, mais elle a admis que la tenue simultanée des deux événements à Montréal poserait des défis logistiques auxquels les organisateurs se préparent déjà.

Cela inclut la possibilité d’une couverture médiatique moindre pour le Grand Prix, étant donné que la plupart des médias sportifs se concentrent sur les Canadiens. Les grands événements de la ville partagent également bon nombre des mêmes fournisseurs pour tout, des clôtures et toilettes temporaires au personnel de sécurité, a-t-elle expliqué.

«Nos agents qui gèrent notre paddock sont les mêmes que ceux qui gèrent le Centre Bell, et puis il y a la police, évidemment, qui doit assurer la sécurité de la ville, a-t-elle dit. Avec tout ce qui se passe quotidiennement en ville, plus ce qui se passe avec les Canadiens de Montréal, plus ce qui se passe à l’Île Notre-Dame avec la Formule 1(…) chapeau à eux, car nous avons un week-end très chargé.»

Elle a indiqué que des «discussions» sont en cours avec la LNH concernant le calendrier potentiel des séries éliminatoires. 

Elle a ajouté que ce serait «formidable» si les matchs de hockey pouvaient avoir lieu juste avant ou après les jours de course les plus importants, mais a reconnu que les organisateurs de courses ont une influence limitée sur le calendrier de la LNH.

«S’ils ont lieu le même week-end, nous serons prêts», a-t-elle conclu.

Précision

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Morgan Lowrie

Morgan Lowrie

Journaliste